Des habitants de la banlieue sud de Beyrouth rassemblés le 30 juillet 2024, après la frappe israélienne qui a visé un haut responsable du Hezbollah, Fouad Chokr. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
À l’occasion du premier anniversaire de l’assassinat du haut commandant du Hezbollah Fouad Chokr, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, est revenu mercredi sur cette opération, ainsi que sur les éliminations ciblées d’autres dirigeants du parti chiite, affirmant que « ceux qui menacent la sécurité des citoyens israéliens ne trouveront aucun refuge au Moyen-Orient ».
Fouad Chokr avait été le premier haut responsable du Hezbollah à être tué dans une frappe ciblée israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 30 juillet 2024, soit près de deux mois avant l’escalade de la guerre entre le parti chiite et Israël, dans un contexte de tensions croissantes après une frappe ayant tué une douzaine d’enfants dans le Golan annexé par Israël.
La formation pro-iranienne avait lancé sa première attaque contre Israël depuis le Liban le 8 octobre 2023, au lendemain de l’opération Déluge d’al-Aqsa, affirmant ouvrir un « front de soutien » avec le Hamas. Le conflit entre le Liban et l’État hébreu s’est ensuite transformé en guerre ouverte entre septembre et novembre 2024, pendant laquelle le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et la quasi totalité du commandement militaire du parti chiite ont été tués. Après avoir subi de lourdes pertes, la formation pro-iranienne a accepté un cessez-le-feu le 27 novembre 2024, qui est toujours fragile.
« Il y a un an jour pour jour, (l’armée israélienne) a éliminé le terroriste Fouad Chokr, bras droit du terroriste Hassan Nasrallah. Et depuis, les dominos du Hezbollah sont tombés les uns après les autres, jusqu’à ce que nous infligions un coup fatal à lui et à sa direction, responsables d’avoir entraîné le Liban dans cette guerre pour soutenir (...) le Hamas », a déclaré Avichay Adraee dans une vidéo publiée sur son compte X. Fouad Chokr était le premier haut commandant du parti-milice à avoir été tué dans la banlieue sud de Beyrouth dans le cadre de la guerre de 13 mois entre l'Etat hébreu et le Hezbollah. « À partir de ce moment-là, tout a changé. Le message de l’opération était aussi clair alors qu’il l’est aujourd’hui : Israël n’hésitera devant rien pour protéger la sécurité de ses citoyens. Ceux qui menacent la sécurité des citoyens israéliens ne trouveront aucun refuge au Moyen-Orient. Même si cela prend du temps, nous les retrouverons », a-t-il ajouté.
Lors d'un discours télévisé retransmis mercredi soir à l’occasion du premier anniversaire de l’assassinat de Fouad Chokr, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem avait affirmé que les armes de sa formation « sont destinées à résister à Israël, pas à l’intérieur du pays », et que toute demande adressée à son parti de remettre ses armes revenait à « servir le projet israélien », alors que la question du désarmement du mouvement pro-iranien cristallise les débats politiques, à Beyrouth comme à l’international.


Le Hezbollah veut une autre Gaza , il est malade
18 h 28, le 31 juillet 2025