Des soldats de la paix du contingent français à côté de véhicules blindés, sur une base de l'armée libanaise dans la région de Tyr, dans le sud du Liban, le 8 juillet 2025. Photo Matthieu KARAM/L'Orient-Le Jour
Le commandement du secteur ouest de la Force intérimaire de l'ONU (Finul) a affirmé jeudi avoir détecté au cours des six derniers mois 73 engins non-explosés dans le sud du Liban et en avoir informé l’armée libanaise. Celle-ci annonce régulièrement ces derniers mois faire exploser des munitions et explosifs dans ses champs de tirs, dans différentes régions du pays.
« Les Casques bleus du secteur-ouest ont mené des activités visant à réduire les risques pour la population, détectant et signalant 73 engins non explosés. L'armée libanaise a été immédiatement informée de chaque découverte, permettant à ses unités spécialisées d’intervenir rapidement pour déminer et sécuriser des zones potentiellement dangereuses », indique le communiqué.
Le Hezbollah et Israël se sont affrontés d’octobre 2023 jusqu’à un cessez-le-feu, fin novembre 2024. Cependant, malgré l’accord, l’armée israélienne continue de mener des frappes aériennes presque quotidiennement, principalement dans le sud du Liban et continue d'occuper cinq positions en territoire libanais.
« La sûreté et la sécurité de la population civile du sud du Liban restent une priorité absolue pour le secteur ouest de la Finul, qui poursuit son action avec détermination et conformément à la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU », ajoute le communiqué. Ce texte, adopté en 2006, sert de cadre général à l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024.
La Fiunl a en outre expliqué que « ces opérations sont menées indépendamment ou en coordination avec l’armée libanaise, traduisant un engagement partagé à protéger les communautés locales et à prévenir des incidents susceptibles de menacer la vie des civils, en particulier les enfants et les agriculteurs qui sont souvent exposés à des dangers cachés sur le terrain ». Selon le communiqué, la coopération entre la Finul et l’armée a permis de « supprimer des menaces potentielles et restituer des parties de terrains pour être utilisés de façon sécurisée par la population ».
Le communiqué contient également un appel du commandant du secteur ouest de la Finul, le général de brigade Nicola Mandolesi, aux habitants du sud du Liban, à qui il rappelle de signaler tout objet suspect et à ne pas les toucher ni manipuler.
Plusieurs munitions israéliennes sont tombées sur le territoire libanais sans exploser pendant le conflit de 2023-2024, la plupart dans le sud du Liban, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Dans certains cas, des engins non explosés ont fait des victimes, y compris parmi les soldats de l’armée libanaise. Certaines de ces munitions peuvent également remonter à des conflits antérieurs, dont la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

