Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et son homologue saoudien, Fayçal ben Farhan al-Saoud, co-président la conférence des Nations unies sur une solution à deux États pour Israël et les Palestiniens, au siège de l'ONU, le 28 juillet 2025, à New York. Photo Timothy A. Clar/AFP
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré lundi qu’il n’existait « aucune alternative à une solution à deux États pour Israël et la Palestine, alors qu’il ouvrait une conférence des Nations unies consacrée à ce dossier en compagnie de son homologue saoudien Fayçal ben Farhan al-Saoud.
« Seule une solution politique fondée sur deux États permettra de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’y a pas d’alternative », a-t-il affirmé.
Interrogé sur une éventuelle imposition de sanctions contre Israël, Jean-Noël Barrot a énuméré une série d’exigences à l’égard d'Israël. « Nous savons exactement quelles conditions Israël doit remplir. Elle doit plus de deux milliards de dollars à l’Autorité palestinienne et doit arrêter la construction dans la zone E1 (en Cisjordanie occupée) et annuler les plans prévoyant plus de 300 unités de logement en Cisjordanie », a-t-il indiqué.
Le ministre a également appelé à la fin des opérations de la fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les États-Unis et Israël, qu'il a qualifié de système militarisé responsable d’« un bain de sang ayant causé plus de 1 000 morts. Cela ne peut pas continuer ».
Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 1 157 Palestiniens ont été tués et 7 758 ont été blessés par des tirs de l'armée israélienne ou de mercenaires américains en marge des distributions d'aide de la GHF mises en place depuis début mai.
Ces déclarations du chef de la diplomatie française interviennent quelques jours après l'annonce par le président français Emmanuel Macron de la reconnaissance prochain par Paris d'un État palestinien, alors qu’Israël continue d’écarter toute perspective d’un processus menant vers cette issue en continuant sa guerre destructrice dans la bande de Gaza et la colonisation en Cisjordanie occupée.

