Devant le ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur, les professeurs vacataires horaires de l’UL protestent. Photo d'illustration AMH/L’OLJ
Le coordinateur du mouvement des enseignants contractuels, Hamza Mansour, a dénoncé la faiblesse de l'augmentation des indemnités de surveillance et de correction des examens dans un communiqué publié samedi en s'adressant à la ministre de l'Éducation, Rima Karamé, et lui demandant un ajustement plus « équitable ».
Les épreuves du baccalauréat au Liban se sont tenues du 9 juillet au 14 juillet, avec avec un total de 42 728 candidats répartis sur 229 centres et la participation d’environ 9 400 enseignants, dont 7 800 en surveillance, selon le directeur général du ministère de l’Éducation, Fadi Yarak. Mme Karamé avait publié un communiqué dans lequel elle annonçait cette augmentation pour la correction des copies d'examens.
M. Mansour a affirmé avoir envoyé un courrier le 30 juin à la ministre de l'Éducation réclamant une augmentation des indemnités de surveillance et de correction, mais il s'est dit « surpris » que la somme avait été majorée de moins de 30 % par rapport aux précédents montants.
« Nous espérions que cette revalorisation serait équitable, reflétant l’ampleur des efforts des enseignants et de leur fatigue durant les examens officiels, et qu’elle ne serait pas inférieure au double du montant précédemment appliqué. Mais nous avons été surpris de constater que l’augmentation proposée ne dépasse pas les 30 %, un pourcentage qui ne correspond ni aux charges ni aux responsabilités supportées par l’enseignant, et qui ne lui rend pas justice à la hauteur de ses efforts et de ses sacrifices », a-t-il dénoncé.
Le coordinateur du mouvement a ainsi appelé la ministre à reconsidérer sa décision avant sa mise en application, « dans l’espoir de corriger cette injustice et de garantir un minimum d’équité et de respect envers le rôle et la dignité de l’enseignant. »
Depuis 2019, l’année scolaire au Liban est fragilisée par l’effondrement économique, qui a entraîné la dévalorisation des salaires du secteur public, ainsi que par les interruptions liées à la pandémie de Covid-19, et plus récemment par le conflit entre le Hezbollah et Israël, en 2023/24.
En avril dernier, un sit-in des enseignants contractuels de l’enseignement public avait été organisé devant le ministère de l’Éducation, pour dénoncer la suppression du forfait de productivité de 375 dollars par mois durant la période estivale. La présidente de la commission active des enseignants du secteur public, Nesrine Chahine, s'était exprimée pour dénoncer cette politique qu’elle juge « destructrice »


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