Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamni, a effectué vendredi une visite d’inspection au port de Tripoli (Liban-Nord). Photo ANI
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamni, a effectué vendredi une visite d’inspection au port de Tripoli (Liban-Nord), passant en revue ses installations, notamment les quais de maintenance des navires, les entrepôts, le terminal à conteneurs, la salle des passagers et la zone franche, selon un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (ANI). Prévenant qu’il portera une « attention particulière à toutes les infrastructures relevant de son ministère » dans cette région, Fayez Rassamni a notamment insisté sur la nécessité de lutter contre l’évasion douanière massive qui sévit dans le port. « Nous devons combattre ce phénomène afin d’accroître les recettes de l’État et de garantir aux employés leurs droits. »
Pour y remédier, le ministre a annoncé la prochaine installation de scanners d’inspection dans les ports de Beyrouth et de Tripoli par le géant français du transport maritime CMA CGM, déjà en charge de l’exploitation du terminal à conteneurs de Tripoli, et dont le contrat entre le directeur du port de Tripoli, Ahmad Tamer, et le PDG du terminal à conteneurs, Charley Derzi, pour ce nouveau projet a été signé lors de cette visite. « Chaque conteneur entrant ou sortant du pays sera soumis à une surveillance stricte. Cela réduira de manière significative l’évasion douanière. Ces scanners devraient être opérationnels d’ici à trois mois », a-t-il affirmé.
Dans son discours, Fayez Rassamni a également listé quatre autres projets en cours dans ce port de la capitale du Liban-Nord : la construction de silos à grains ; la mise en place d’un terminal de carburant et d’essence ; le développement des infrastructure et l’extension du terminal à conteneurs pour augmenter sa capacité ; et l’aménagement de quais flottants pour la maintenance des navires. Selon le ministre, le port de Tripoli s’est montré résilient au cours des quatre dernières années, malgré les crises successives qu'a connues le Liban. Il lui semble donc nécessaire d’accroître les investissements dans ce port, tout en assurant un développement équilibré et intégré de toutes les infrastructures interconnectées, y compris les routes d’accès et l’aéroport de Qlayaat – un projet en attente d’amendements législatifs et de l’approbation du Parlement. Enfin, Fayez Rassamni a annoncé qu’une route reliant Tripoli au Nord et à la frontière syrienne – nécessitant des millions de dollars – est à l’étude.


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