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Le manque de fonds menace environ un tiers des personnes aidées par l'agence de l'ONU


Des réfugiés rohingyas se rassemblent sur le marché de la cuisine au bord de la route, dans le camp de réfugiés de Cox's Bazar, au Bangladesh, le 15 mars 2025. REUTERS/Mohammad Ponir Hossain/Photo d'archives

Environ un tiers des personnes dans le monde qui sont aidées par l'agence de l'ONU pour les réfugiés pourraient perdre ce soutien en raison du manque de financements, a indiqué l'organisation vendredi.

Comme d'autres organisations d'aide, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) fait face à un manque de fonds en raison de coupes importantes dans les budgets humanitaires, y compris aux Etats-Unis.

« Nous craignons que jusqu'à 11,6 millions de réfugiés et de personnes contraintes de fuir perdent l'accès à l'aide humanitaire fournie par le HCR », a annoncé la directrice des relations extérieures du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, Dominique Hyde, lors d'un point de presse à Genève.

« Cela signifie qu'un tiers des personnes que nous assistons habituellement ne recevront pas les services que nous sommes habituellement en mesure de fournir », a-t-elle dit.

Les besoins de financement du HCR pour 2025 s'élèvent à 10,6 milliards de dollars, un appel financé pour l'instant à hauteur de 23% seulement.

Au total, 1,4 milliard de dollars de programmes essentiels sont supprimés ou suspendus, indique le HCR qui souligne dans un communiqué que « derrière ces chiffres se cachent de vraies vies ».

Les coupes budgétaires ont par exemple contraint le HCR à interrompre le déplacement de réfugiés qui arrivent dans des zones frontalières vers des lieux plus sûrs, notamment au Tchad et au Soudan du Sud, laissant des milliers de personnes bloquées dans des endroits isolés.

A travers le monde, les services de santé et d'éducation sont réduits, les écoles ferment et les cliniques manquent de personnel. 

Dans les camps accueillant des réfugiés rohingyas au Bangladesh, l'éducation de quelque 230.000 enfants risque d'être suspendue. L'ensemble du programme de santé du HCR au Liban risque d'être interrompu d'ici la fin de l'année.

Autre exemple: alors qu'environ 1,9 million d'Afghans sont rentrés chez eux ou ont été forcés d'y retourner depuis le début de l'année, le soutien financier qui leur est accordé par le HCR « est à peine suffisant pour leur permettre de se nourrir ».

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et sa décision de geler l'aide internationale américaine, les annonces de licenciements se succèdent au sein des organisations humanitaires, d'autant que nombre d'entre elles soulignent que les Etats-Unis ne sont pas les seuls à réduire leur soutien.

Le 16 juin, le HCR a annoncé une réduction mondiale de ses coûts de personnel d'environ 30%, entraînant une suppression d'environ 3.500 postes globalement.

Les Etats-Unis - principal contributeur du HCR - ne sont pas les seuls à avoir réduit leur soutien, a souligné Mme Hyde, citant également le cas de la France, du Japon et des Emirats arabes unis.

Environ un tiers des personnes dans le monde qui sont aidées par l'agence de l'ONU pour les réfugiés pourraient perdre ce soutien en raison du manque de financements, a indiqué l'organisation vendredi.Comme d'autres organisations d'aide, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) fait face à un manque de fonds en raison de coupes importantes dans les budgets humanitaires, y compris aux Etats-Unis.« Nous craignons que jusqu'à 11,6 millions de réfugiés et de personnes contraintes de fuir perdent l'accès à l'aide humanitaire fournie par le HCR », a annoncé la directrice des relations extérieures du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, Dominique Hyde, lors d'un point de presse à Genève.« Cela signifie qu'un tiers des personnes que nous assistons...