La ministre de l'Éducation Rima Karamé dans une salle de classe lors de sa tournée dans le caza de Baalbeck, à Bednayel, le 14 juillet 2025 pendant les épreuves du baccalauréat libanais. Photo ANI
La ministre libanaise de l’Éducation, Rima Karamé, a débuté lundi sa tournée dans les centres d'examens officiels dans la Békaa, où se déroulent les épreuves du baccalauréat. Elle s'est rendue dans deux centres de la localité de Bednayel, dans le caza de Baalbeck, région ciblée par des frappes israéliennes lors du dernier conflit entre Israël et le Hezbollah, rapporte notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah.
Au cours de cette tournée, Mme Karamé a affirmé que, « malgré les circonstances difficiles que traverse le Liban », la tenue de ces examens prouve que « les défis ne nous affaiblissent pas et ne sont pas un obstacle à notre détermination à faire de l’éducation une priorité pour les Libanais. »
La ministre avait effectué d'autres tournées dans le Sud, le 10 juillet, et dans le Nord, le 12 juillet. Depuis 2019, l’année scolaire au Liban est fragilisée par l’effondrement économique, les interruptions liées à la pandémie de Covid-19, et plus récemment par le conflit entre le Hezbollah et Israël, en 2023/24.
Dans le caza de Baalbeck, la ministre a ainsi salué les élèves, les qualifiant de « très dynamiques ». « Comme je l’ai noté lors de mes tournées dans d’autres régions, il y a un sentiment général de soulagement », a-t-elle déclaré. « Il y avait certes une tension au départ, alimentée par des rumeurs selon lesquelles les examens seraient difficiles, mais ils ne l’étaient pas. »
La ministre a également remercié le corps enseignant et éducatif, ainsi que « toutes les personnes présentes dans chaque école, en particulier dans la région de Baalbek-Hermel, car je sais à quel point les conditions ont été – et restent – difficiles pour tous ». « Ils montrent à tous ce que signifie la résilience et la capacité à faire face aux épreuves. Nous prouvons que rien ne peut nous faire plier », a-t-elle ajouté, avant de remercier la « grande équipe » au ministère (de l'Éducation, ndlr) qui « travaille en continu ». La ministre a ainsi évoqué la mise en place d'une ligne d'urgence (hotline) disponible 24h/24 au numéro 01-772050, afin de répondre à toutes les questions des candidats. « Les examens officiels ne sont pas conçus pour une seule classe ou une seule école, mais pour tout le pays. Il y a donc naturellement des différences dans la manière dont les élèves interagissent avec les questions. Cela dit, toutes les remarques ont été prises en compte, enregistrées, et seront considérées avec attention », a-t-elle expliqué.
Dans un autre établissement, la ministre a été accueillie par Abdel Ghani Dirani, chef du département régional de l’enseignement professionnel à Baalbeck-Hermel, et par le chef du centre, Walid Hammoud, saluant les efforts « en coulisses » pour la préparation des examens. Lors de la tournée, Mme Karamé a évoqué « une stratégie élaborée par la direction générale », précisant que le ministère travaille avec des bailleurs de fonds conscients de l’importance du renforcement de l’enseignement professionnel, et que ces partenaires les soutiendront dans ce parcours.
Les examens officiels se tiennent avec un total de 42 728 candidats répartis sur 229 centres et la participation d’environ 9 400 enseignants, dont 7 800 en surveillance, selon le directeur général du ministère de l’Éducation, Fadi Yarak, qui a annoncé mardi la mise en place d'une ligne d'urgence (hotline) disponible 24h/24 au numéro 01-772050, afin de répondre à toutes les questions des candidats.



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