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Dernières Infos - Israël

Un conseiller de Netanyahu risque l'inculpation pour une fuite liée à Gaza


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 2 septembre 2024. Ohad Zwigenberg/AFP

Un conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu risque une mise en accusation pour des motifs sécuritaires, a annoncé la procureure générale d’Israël, Gali Baharav-Miara, qui l'accuse d’avoir divulgué des informations militaires top secrètes pendant la guerre en cours à Gaza.

Jonatan Urich, proche conseiller de Netanyahu, nie toute malversation dans cette affaire, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis la fin de l’année 2024.

Netanyahu a qualifié les enquêtes visant M. Urich et d’autres collaborateurs de « politiquement motivées » et a affirmé lundi que son conseiller « n’avait pas porté atteinte à la sécurité de l’État ». Les avocats du conseiller estiment que les accusations sont infondées et assurent que leur client sera « totalement blanchi ».

La procureure générale a indiqué dans un communiqué publié dimanche soir que Jonatan Urich, ainsi qu’un autre collaborateur, avaient extrait des informations secrètes de l’armée israélienne pour les transmettre au journal allemand Bild. Leur intention, selon elle, était d’influencer l’opinion publique en faveur de Benjamin Netanyahu et de peser sur le débat autour de l’exécution de six otages israéliens par leurs ravisseurs palestiniens à Gaza, fin août 2024. Ces morts avaient suscité d’immenses manifestations en Israël et provoqué la colère des familles d’otages, qui accusaient Netanyahu d’avoir fait capoter les négociations de cessez-le-feu, interrompues quelques semaines auparavant, pour des raisons politiques.

M. Netanyahu rejette fermement cette accusation. Il affirme que l’échec des négociations est imputable au Hamas, tandis que le mouvement palestinien assure que c’est Israël qui a fait échouer l’accord.

Selon un responsable de la Défense à l’époque, quatre des six otages exécutés figuraient sur une liste de plus de 30 prisonniers que le Hamas s’apprêtait à libérer si une trêve avait été conclue. L’article publié par Bild, quelques jours après la découverte des otages tués dans un tunnel du Hamas dans le sud de Gaza, décrivait la stratégie de négociation du groupe palestinien dans les pourparlers indirects sur le cessez-le-feu. Son contenu correspondait en grande partie aux accusations formulées par M. Netanyahu contre le Hamas au sujet de l’impasse.

Après l’annonce de l’enquête, Bild a déclaré ne pas commenter ses sources et a assuré que l’article était basé sur des documents authentiques. Le journal n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire ce lundi.

Un cessez-le-feu de deux mois avait été conclu en janvier dernier, permettant la libération de 38 otages avant que les attaques israéliennes contre Gaza ne reprennent. Des négociations indirectes sont actuellement en cours à Doha dans l’espoir d’arracher une nouvelle trêve.

Dans sa déclaration lundi, M. Netanyahu a qualifié l’annonce de la procureure d’« effarante » et a mis en doute son calendrier. Depuis plusieurs mois, son gouvernement tente d’obtenir la révocation de la procureure générale. Nommée par le précédent gouvernement, Mme Baharav-Miara est régulièrement en conflit avec l’actuel cabinet sur la légalité de certaines de ses politiques.

Cette information est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche en anglais de l'agence Reuters.

Un conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu risque une mise en accusation pour des motifs sécuritaires, a annoncé la procureure générale d’Israël, Gali Baharav-Miara, qui l'accuse d’avoir divulgué des informations militaires top secrètes pendant la guerre en cours à Gaza.Jonatan Urich, proche conseiller de Netanyahu, nie toute malversation dans cette affaire, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis la fin de l’année 2024.Netanyahu a qualifié les enquêtes visant M. Urich et d’autres collaborateurs de « politiquement motivées » et a affirmé lundi que son conseiller « n’avait pas porté atteinte à la sécurité de l’État ». Les avocats du conseiller estiment que les accusations sont infondées et assurent que leur client sera « totalement blanchi ».La procureure...