De la fumée se dégage après une frappe israélienne sur une voiture dans le caza de Nabatiyé le 11 juillet 2025. Photo obtenue par Mountasser Abdallah
Alors que les frappes quotidiennes de drones israéliens ciblent généralement des cadres ou des combattants du Hezbollah au Liban-Sud, une attaque dans le caza de Nabatiyé vendredi a tué un homme identifié par des sources locales comme étant un soldat libanais à la retraite et en même temps membre du Hezbollah qui faisait du trafic d'armes, selon l'armée israélienne.
Dans un communiqué à la formulation inhabituelle, l’armée israélienne a revendiqué la frappe menée sur Charkiyé, près de Nabatiyé, affirmant avoir tué un « terroriste », mais sans préciser si la victime était affiliée à un groupe armé actif au Liban.
Après 12 heures de confusion, le Hezbollah a annoncé que la victime, Mohammad Hussein Cheaïb, faisait partie de ses rangs. Avant cette annonce, le parti avait entretenu le flou. Si le faire-part pour les obsèques de Cheaïb, diffusé sur des groupes WhatsApp locaux et publié sur la page Facebook du village de Charkiyé dont il était originaire, est signé « le Hezbollah », une porte-parole du groupe avait expliqué que cette invitation ne provenait pas directement du parti chiite, mais « d'habitants du village ». La région reste en grande partie sous l'emprise de la formation pro-iranienne.
A 15h30 vendredi, un drone israélien a tiré quatre missiles sur une voiture, tuant Mohammad Cheaïb. La victime circulait entre les villages de Nmeirié et Charkiyé, dans le caza de Nabatiyé, au sud du fleuve Litani.
Un soldat à la retraite de l'armée
Après la frappe, notre correspondant dans le Sud Mountasser Abdallah avait confirmé que l'homme tué était un soldat à la retraite de l’armée libanaise. Contacté par L'Orient-Le Jour, un responsable su sein de l'armée libanaise a confirmé que Mohammad Cheaïb était bien un militaire retraité, mais que l'institution militaire n'était pas au courant de ses activités après son départ à la retraite. Il convient de noter que l'armée n'avait pas encore ajouté dimanche le nom de Cheaïb à la rubrique nécrologique de son site.
En revanche, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee a affirmé que Cheaïb était « un élément central dans la planification d’opérations à l’intérieur d’Israël, le trafic clandestin d’armes […], ainsi que l’établissement d’infrastructures terroristes au Liban ». « Cheaïb servait aussi d’intermédiaire-clé dans la filière de contrebande d’armes de l’Iran vers diverses zones du front nord (à la frontière avec le Liban, ndlr) et en Cisjordanie, et il était en contact avec des trafiquants d’armes en Syrie et au Liban », a poursuivi le porte-parole sans préciser si l’homme était affilié au Hezbollah, au Hamas ou à un autre groupe.
Malgré un accord de cessez-le-feu signé fin novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël, l’armée israélienne continue de mener des frappes aériennes quasi quotidiennes, notamment au Liban-Sud, et occupe encore cinq secteurs à l’intérieur du territoire libanais. Ces attaques ont fait plus de 260 morts, selon un décompte de l'ONU et de notre publication.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Cela prouve qu’Israel connaît mieux les traitres de notre. Alors que notre justice poursuit des citoyens sur de simples recommendationdu HB, Israël les élimine en détaillant leur grade et leur mission auprès de cette organisation terroriste qui prend en otage notre pays en le massacrant, pour soit disant conserver sa souveraineté qu’ils ont subtilisée à coup d’assassinats et de terreur. Notre état devrait en prendre de la graine et enfin renverser la table surtout après des menaces on ne peut plus claires faites aux libanais qui refusent leur autoritarisme parce que lourdement armés. Assez ter
11 h 43, le 13 juillet 2025