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Moyen-Orient - Diplomatie

Dialogue inédit au Parlement israélien : un Saoudien et un Syrien évoquent la normalisation

Le journaliste saoudien Abdel Aziz al-Khamis et le Syrien Chadi Martini plaident en faveur d’une normalisation des relations entre leurs pays respectifs, tout en posant des conditions claires.

Dialogue inédit au Parlement israélien : un Saoudien et un Syrien évoquent la normalisation

Réunion parlementaire à la Knesset. Photo AFP

Dans un rare événement politique arabe en Israël, le Parlement a accueilli le 9 juillet deux intervenants originaires de pays n’ayant pas normalisé leurs relations avec l’État hébreu : le journaliste saoudien Abdel Aziz al-Khamis et le Syrien Chadi Martini. Tous deux ont plaidé en faveur d’une normalisation des relations entre leurs pays respectifs, tout en posant des conditions claires : la création d’un État palestinien pour l’un, des garanties de sécurité pour l’autre.

Les interventions ont eu lieu dans le cadre d’un nouveau caucus israélien consacré à l’élargissement des accords d’Abraham, ces traités signés entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment les Émirats arabes unis et Bahreïn, axés sur la coopération économique et sécuritaire.

Au cours de son intervention, Abdel Aziz al-Khamis a affirmé que la normalisation ne pouvait être perçue comme une simple démarche bilatérale, mais plutôt comme un véritable « réalignement régional » devant intégrer la dignité et la souveraineté palestiniennes. « Aujourd’hui, l’Arabie saoudite et Israël sont à l’aube d’une nouvelle ère », a-t-il déclaré, évoquant des intérêts communs dans la transition énergétique, la sécurité climatique et la modernisation économique. Il a néanmoins souligné que tout espoir de normalisation restait suspendu à un règlement sérieux de la situation à Gaza, qu’il a identifiée comme un obstacle majeur à la paix dans une interview au Jerusalem Post après la conférence.

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Le journaliste saoudien a également insisté sur la nécessité d’une « solution globale » qui engloberait l’ensemble du Moyen-Orient, y compris l’Iran. Une perspective éloignée, alors que l’État hébreu considère toujours ce dernier pays comme une menace, notamment après la guerre de douze jours qui s’est achevée par un cessez-le-feu le 24 juin. Aux yeux d’Israël, la normalisation avec d’autres États arabes constitue un rempart face à Téhéran.

De son côté, Chadi Martini a affirmé avoir rencontré le président syrien Ahmad el-Chareh quelques semaines plus tôt. Il a cité les propos de ce dernier : « Ces opportunités ne se présentent qu’une fois tous les cent ans », en référence à la configuration régionale actuelle.

L'intervenant syrien a estimé que l’élimination par Israël du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah en septembre 2024 avait permis de renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie, qualifié d' « ennemi commun ». Cependant, il a critiqué les actions militaires israéliennes ayant suivi la chute du régime, notamment l'assassinat de paysans syriens dans des zones frontalières, qui ont selon lui semé le doute sur les véritables intentions d’Israël. « Israël doit nous expliquer quels sont ses objectifs à terme… Nous avons besoin de comprendre », a-t-il déclaré.


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Malgré une l'ouverture certaine exprimée par les deux intervenants, plusieurs obstacles majeurs demeurent. Depuis la prise du plateau du Golan par Israël en 1967, la Syrie réclame inlassablement le retour à sa souveraineté sur ce territoire, une exigence qui bloque les négociations. Le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid a clairement affirmé qu’Israël n’envisageait pas de restituer le Golan, précisant que toute tentative de créer une « coalition régionale avec la Syrie nécessiterait qu'Ahmad el-Chareh écarte la question du Golan de l’équation ».

La situation à Gaza reste également centrale, comme l’a rappelé Udi Dekel, cofondateur de la Coalition pour la sécurité régionale : « Les États arabes ont proposé un plan dans lequel ils seraient prêts à assumer la responsabilité de l'enclave palestinienne, mais l’État d’Israël a rejeté ce plan. »

En l’absence de volonté politique israélienne d’avancer vers la création d’un État palestinien, la normalisation avec Riyad semble compromise. « Si Israël considère la normalisation régionale comme un jeu à somme nulle, il ne perdra pas seulement l’Arabie saoudite, mais le nouveau consensus arabe en faveur de l’intégration », a averti Abdel Aziz al-Khamis.

Dans un rare événement politique arabe en Israël, le Parlement a accueilli le 9 juillet deux intervenants originaires de pays n’ayant pas normalisé leurs relations avec l’État hébreu : le journaliste saoudien Abdel Aziz al-Khamis et le Syrien Chadi Martini. Tous deux ont plaidé en faveur d’une normalisation des relations entre leurs pays respectifs, tout en posant des conditions claires : la création d’un État palestinien pour l’un, des garanties de sécurité pour l’autre.Les interventions ont eu lieu dans le cadre d’un nouveau caucus israélien consacré à l’élargissement des accords d’Abraham, ces traités signés entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment les Émirats arabes unis et Bahreïn, axés sur la coopération économique et sécuritaire.Au cours de son intervention, Abdel Aziz...
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ALORS....NOUS CONSTATONS QUE CES ORGANISATIONS HUMANITAIRES, CES DIPLOMATES, ET CES ANALYSTES… PLUS L'ONU !!!! NE SAVENT RIEN DE L'ORIGINE ET DE LA TRAJECTOIRE DE DAECH NI DE LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN

Z KD

05 h 19, le 12 juillet 2025

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  • ALORS....NOUS CONSTATONS QUE CES ORGANISATIONS HUMANITAIRES, CES DIPLOMATES, ET CES ANALYSTES… PLUS L'ONU !!!! NE SAVENT RIEN DE L'ORIGINE ET DE LA TRAJECTOIRE DE DAECH NI DE LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN

    Z KD

    05 h 19, le 12 juillet 2025

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