Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - France

Vote définitif du projet de loi pour « refonder » Mayotte


Des palmiers endommagés dans le village de Handrema, sur le territoire français de Mayotte dans l'océan Indien, le 19 décembre 2024 après le passage du cyclone Chido sur l'archipel. Photo d'archives/AFP

Sept mois après le passage dévastateur du cyclone Chido, la France s'apprête à adopter définitivement jeudi par un vote au Parlement un projet de loi pour « refonder » l'archipel de Mayotte, dans l'océan Indien, son département le plus pauvre.

Manuel Valls, le ministre chargé des territoires français en Outre-mer, a vanté un texte d'une « ambition politique sans précédent » pour « concrétiser la promesse républicaine » à Mayotte. Le projet décline notamment 4 milliards d'euros d'investissements publics sur six ans et inscrit pour la première fois dans la loi la convergence sociale, c'est à dire l'alignement à l'horizon 2031 des droits sociaux de Mayotte sur les montants en vigueur en France métropolitaine avec laquelle les inégalités sociales sont abyssales.

Sur l'archipel, 77% de la population vit sous le seuil de pauvreté national, et le RSA, le revenu minimum garanti par l'Etat aux personnes ayant de très faibles ressources, y est encore deux fois plus bas qu'à Paris. Mayotte a été durement frappé en décembre par le cyclone Chido qui a fait au moins 40 morts et aggravé des troubles déjà très répandus.

Le texte, fruit d'un compromis entre députés et sénateurs, a bénéficié du soutien de la coalition gouvernementale de centre-droit et de l'extrême droite. La gauche s'est opposée à ce texte, plusieurs députés dénonçant son « obsession » pour l'immigration et des mesures « inhumaines » directement inspirées par l'extrême droite. Le texte s'attaque à deux « fléaux », la lutte contre l'immigration clandestine et l'habitat illégal, « sans quoi » Mayotte risque d'être reconstruite sur du « sable », selon M. Valls.  Il prévoit par exemple de durcir les conditions d'obtention d'un titre de séjour alors que près de la moitié de la population y est étrangère. Plusieurs dispositions permettent de faciliter la destruction des bidonvilles, alors qu'un tiers de l'habitat est informel.

Sept mois après le passage dévastateur du cyclone Chido, la France s'apprête à adopter définitivement jeudi par un vote au Parlement un projet de loi pour « refonder » l'archipel de Mayotte, dans l'océan Indien, son département le plus pauvre.Manuel Valls, le ministre chargé des territoires français en Outre-mer, a vanté un texte d'une « ambition politique sans précédent » pour « concrétiser la promesse républicaine » à Mayotte. Le projet décline notamment 4 milliards d'euros d'investissements publics sur six ans et inscrit pour la première fois dans la loi la convergence sociale, c'est à dire l'alignement à l'horizon 2031 des droits sociaux de Mayotte sur les montants en vigueur en France métropolitaine avec laquelle les inégalités sociales sont abyssales.Sur...