Des partisans du Hezbollah portant les cercueils de l'ancien garde du corps de Hassan Nasrallah, Abou Ali Khalil, et de son fils, tués en Iran, pendant les funérailles organisées à Kafaat, dans la banlieue-sud de Beyrouth, le 3 juillet 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le Hezbollah a-t-il appelé ses combattants au Liban-Sud et dans la Békaa à se redéployer, en prévision d'une opération israélienne cette semaine ? Des informations du quotidien arabophone an-Nahar affirmaient mardi matin que le parti chiite avait « vidé la plupart des villages du Sud et de la Békaa de leurs combattants pour les redéployer dans des endroits stratégiques et sur les lignes de front, en prévision d'une action militaire israélienne entre mardi et mercredi, parallèlement à la rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump », lundi à Washington.
En même temps, des informations de la chaîne al-Hadath affirment que le Hezbollah est « en état d'alerte maximum sur les différents fronts militaires », dans la perspective d'une frappe israélienne « durant les prochaines heures ou les prochains jours ». Le Hezbollah aurait également vidé ses centres d'opérations « au Sud et dans d'autres régions » et les familles de ses cadres supérieurs auraient quitté le Sud pour Beyrouth. De nombreux responsables du parti auraient également arrêté d'utiliser leurs téléphones, selon ces sources.
Contacté par L'Orient-Le Jour, le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, a affirmé que la force n'a pas observé de « mouvement suspect » de la part du Hezbollah au Liban-Sud. « Nous n'avons rien vu sur le terrain. La situation est toujours la même. Nous n'avons repéré aucun mouvement suspect dans les zones où nous nous trouvons. Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent en ce moment », a-t-il dit. Ni le chef du bureau de presse du Hezbollah ni sa porte-parole n'étaient disponibles dans l'après-midi et la soirée pour commenter ces informations. L'armée libanaise, elle, a assuré ne pas avoir d'informations à ce sujet.
Les nouvelles sur l'état d'alerte du Hezbollah interviennent à l'heure où le parti chiite est sous la pression, tant sur la scène locale qu'internationale, de déposer les armes. L'émissaire présidentiel américain Tom Barrack s'était entretenu lundi à Beyrouth avec de nombreux responsables, notamment sur la réponse de l’État libanais à une « feuille de route » US exigeant le désarmement du parti chiite. Initialement, le Hezbollah refusait toute mention du retrait ou de la remise de son arsenal, arguant que cela devait être obtenu par un dialogue interne et l’adoption d’une stratégie de défense. Après des contacts dimanche soir, la réponse des autorités libanaises a finalement mentionné un engagement sur le monopole des armes aux mains de l’État.
Israël fait entre-temps monter la pression sur le Hezbollah. Il a effectué samedi une série de frappes ciblées, et dimanche de nombreux bombardements au Liban-Sud et dans la Békaa. Lundi, l'armée israélienne a de nouveau abattu deux responsables du parti chiite dans le Sud, dont un « commandant de la force al-Radwan », son unité d'élite. L'armée israélienne poursuit ses attaques malgré un cessez-le-feu adopté le 27 novembre 2024 au terme de plus d'un an de guerre ouverte entre l’État hébreu et le Hezbollah. Depuis le début de la trêve, les frappes et tirs israéliens ont tué près de 260 personnes, selon les chiffres de l'ONU compilés par notre publication.




suite: c'est parce que le HB entend que le reste des libanais ne veulent pas aller a la confrontation qu'il s'enhardit et accentue ses provocations. On dit bien " IN AKRAMTA AL-LA'IME, TAMARRADA.
15 h 26, le 09 juillet 2025