Des membres des forces armées somaliennes défilent lors des célébrations du 65e anniversaire de l'indépendance de la Somalie à Mogadiscio, Somalie, le 1er juillet 2025. Photo Feisal Omar/Reuters
Des combats sont en cours entre les forces armées somaliennes et les jihadistes chebab dans une ville stratégique située à environ 300 kilomètres au nord-est de la capitale Mogadiscio, a indiqué lundi à l'AFP une source sécuritaire locale.
La Somalie, pays pauvre de la Corne de l'Afrique, subit depuis des mois une résurgence des attentats des rebelles islamistes chebab, qui multiplient les avancées.
Les chebab, dont les militants sont liés à Al-Qaïda et qui ont revendiqué l'attaque, ont lancé l'assaut sur « Moqokori en utilisant des véhicules chargés d'explosifs et des centaines de combattants », a déclaré par téléphone Abdulahi Adan, commandant d'une milice locale.
« Ils ont réussi à prendre le contrôle de la ville après que les forces somaliennes et les milices communautaires locales se sont retirées tactiquement de leurs positions », a-t-il poursuivi, précisant que des « combats sporadiques » sont toujours en cours.
La ville de Moqokori revêt une position stratégique : c'est une porte d'entrée vers plusieurs autres grandes villes de la région de Hiraan, dans le centre de la Somalie. Les chebab ont déjà occupé par le passé cette ville, notamment en 2016.
Selon Sonna, l'agence de presse officielle somalienne, l'attaque contre Moqokori a été déjouée et « plusieurs militants avaient été tués lors des combats ».
En avril, les chebab se sont emparés de la ville d'Adan Yabaal, également dans la région de Hiraan, où se trouve un centre militaire du gouvernement somalien.
Plus de 10 000 soldats de la Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine en Somalie (AUSSOM), sont présents dans le pays, ce qui n'empêche pas les jihadistes chebab de continuer à mener des attaques.
Fin juin, au moins sept soldats ougandais ont été tués lors d'affrontements avec les chebab dans une ville de la région du Bas-Shabelle.
Les chebab ont revendiqué le 18 mars l'explosion d'une bombe qui a raté de peu le convoi présidentiel, et tiré début avril plusieurs obus près de l'aéroport de la capitale, faisant craindre une recrudescence des attaques.

