Des sauveteurs ukrainiens travaillent dans un immeuble résidentiel endommagé suite à des frappes massives de drones et de missiles russes sur la capitale ukrainienne Kiev, le 4 juillet 2025. Photo AFP/OLEKSII FILIPPOV
L'Ukraine a été la cible dans la nuit de jeudi à vendredi de l'attaque de drones russes la plus massive de la guerre, qui a fait au moins 23 blessés, au lendemain d'une conversation téléphonique sans résultats entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
Le président américain a d'ailleurs déploré jeudi, dans un rare aveu d'impuissance, n'avoir fait « aucun progrès » pour mettre fin à l'invasion russe de l'Ukraine, alors que le dirigeant russe a répété que Moscou « ne renoncerait pas à ses objectifs ». Au total, 550 engins ont été lancés sur l'Ukraine dont 539 drones et des missiles, y compris balistiques. La capitale, Kiev, a notamment été visée, ainsi que les régions de Dnipro (centre), Soumy (nord), Kharkiv (nord-est) et Tcherniguiv (nord).
« La nuit a été blanche et brutale. La capitale était la cible principale de cette attaque russe », a déploré M. Zelensky, faisant état d'au moins 23 blessés. Selon le porte-parole de l'armée ukrainienne, Iouri Ignat, il s'agissait du « plus grand nombre » de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis le début de son invasion en février 2022. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a lui estimé que cette attaque russe montre le « mépris total envers les Etats-Unis » de Vladimir Poutine. Selon Kiev, les frappes ont commencé « juste après » l'appel avec M. Trump.
L'Ukraine a revendiqué avoir abattu 270 engins, tandis 208 ont été neutralisés par brouillage électronique, sur les 550 tirés par la Russie. Selon les autorités, des dizaines d'incendies se sont déclarés à la suite de ces frappes, notamment à Kiev.

