La cofondatrice du groupe de campagne Palestine Action, Hoda Ammori, a perdu sa tentative de suspendre l’interdiction imposée par le gouvernement britannique en attendant la décision de la justice, selon Reuters.
L'organisation, que le gouvernement britannique souhaite qualifier de "groupe terroriste", affirme que ses protestations ne cesseront pas après l’intervention de la police auprès des personnes rassemblées devant la Cour suprême au centre de Londres.
Un Palestinien se couvre la tête avec sa chemise alors qu'il tente de chasser des colons israéliens d'un sommet de colline dans le village de Sinjil, en Cisjordanie occupée, le 4 juillet 2025. Photo JOHN WESSELS/AFP
Des dizaines de colons israéliens et des Palestiniens se sont affrontés vendredi dans un village de Cisjordanie occupée, où une marche devait avoir lieu après de récentes attaques de colons sur des terres palestiniennes.
Des journalistes de l'AFP ont vu des habitants et des militants commencer à défiler, avant que l'arrivée de colons ne soit signalée sur une colline du village de Sinjil.
De jeunes Palestiniens se sont approchés pour les chasser, allumant des feux au pied de la colline, mais les colons leur ont jeté des pierres.
Des sources locales palestiniennes ont indiqué à l'AFP que les colons avaient également allumé un incendie.
Plusieurs véhicules de l'armée israélienne sont alors arrivés, et les soldats ont tiré en l'air pour que les Palestiniens retournent dans le village.
D'après Anwar al-Ghafri, avocat et membre du conseil municipal de Sinjil, de tels accrochages ne sont pas rares, mais se sont intensifiés ces derniers jours dans cette partie de la Cisjordanie - territoire occupé par Israël depuis 1967 - au nord de Ramallah.
Selon des informations de la chaîne israélienne Channel 13, reprises par certains médias dont Al-Nashra, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef d'état-major Eyal Zamir ont eu une conversation houleuse concernant la marche à suivre à Gaza.
Le premier insistait pour poursuivre le siège de Gaza, tandis que le second a exprimé son désaccord avec cette méthode, considérant qu'il était "impossible de contrôler 2 millions de Palestiniens".
Un membre de Médecins sans frontières (MSF) ayant survécu à un incident meurtrier à Khan Younès, dans le sud de Gaza, a raconté que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des civils venus récupérer de la farine depuis des camions d’aide humanitaire, selon al-Jazeera. "Quiconque prenait un sac de farine recevait une balle dans la tête", a-t-il déclaré, ajoutant que "les sacs étaient couverts de sang. Il y avait des corps partout". Il a affirmé avoir reçu, via un drone, l’ordre de laisser les blessés derrière lui : « Il disait : “Vous n’avez pas le droit de prendre de la farine. Continuez à marcher et ne ramassez ni les morts ni les blessés.”
Le coordinateur d’urgence de MSF à Gaza, Aitor Zabalgogeazkoa, a dénoncé "le contrôle militarisé et meurtrier de l’aide par Israël", affirmant que "la famine délibérément imposée aux Palestiniens depuis plus de 100 jours pousse la population à bout. Ce carnage doit cesser immédiatement."
Selon la LBCI, une réunion de la commission chargée de rédiger la réponse libanaise à la proposition américaine concernant le désarmement du Hezbollah se tiendra demain au palais de Baabda.
Le président de la République, Joseph Aoun, poursuit sa coordination avec le Premier ministre afin d’examiner cette réponse, toujours selon les informations de la chaîne.
L’armée israélienne a revendiqué l'attaque de drone qui a tué un homme jeudi à Khaldé, au sud de Beyrouth, dévoilant par la même occasion son identité, selon une déclaration relayée par les médias israéliens.
Selon un porte-parole de l’armée israélienne, il s’agit de Kassem Salah al-Husseini, que l'armée décrit comme un "Libanais impliqué dans la planification d’opérations terroristes" dans le nord d'Israël "au nom de la Force Qods iranienne", Ce dernier a déclaré que l'homme était "une figure clé dans la route de contrebande d’armes depuis l’Iran via la Syrie vers différents sites du secteur nord et en Cisjordanie, entretenant des liens avec des commerçants syriens et libanais".
Selon un projet d'accord de cessez-le-feu formulé par le Qatar sur la base du cadre dit Witkoff, du nom du négociateur américain Steve Witkoff, et obtenu par le Haaretz, huit otages vivants seront libérés le premier jour de la trêve, et deux autres le cinquantième jour.
Le document précise que les dépouilles de cinq otages seront remises à Israël le septième jour du cessez-le-feu, cinq autres le trentième jour, et les huit dernières le soixantième jour.
Toujours selon ce projet, le président américain Donald Trump annoncera personnellement le cessez-le-feu.
"Les États-Unis et le président Trump s’engagent à œuvrer pour que des négociations de bonne foi se poursuivent jusqu’à la conclusion d’un accord final", est-il écrit, ajoutant que "le président attache une grande importance à l’engagement des parties dans le cadre de cet accord et insiste pour que les négociations menées pendant la trêve aboutissent à un accord entre les deux camps"
Le texte indique également que "les garants et médiateurs – les États-Unis, l’Égypte et le Qatar – veilleront à ce que le cessez-le-feu dure pendant une période de 60 jours et à ce que des discussions sérieuses soient engagées sur les modalités nécessaires à l’instauration d’un cessez-le-feu permanent".
Il est en outre précisé que les médiateurs s’assureront que les discussions puissent "se poursuivre pour une période supplémentaire si nécessaire".
L’armée israélienne affirme avoir pris le contrôle de 65 % du territoire de Gaza, ajoutant que ses forces ont tué plus de 100 terroristes au cours de la semaine écoulée, selon un communiqué publié sur X par son porte-parole arabophone Avichay Adraee.
Le message précise également que "dans le cadre de ces opérations, les 98e et 162e divisions ont mené une attaque contre la brigade de Gaza du Hamas dans le nord de l’enclave".
Toujours selon le porte-parole, "depuis le début de l’Opération Épées de fer, l’aviation israélienne a mené plus de 7 500 frappes aériennes contre des infrastructures terroristes, notamment des dépôts d’armes, des lance-roquettes, des tunnels souterrains et des cibles appartenant aux groupes armés".
Le porte-parole conclut en affirmant que l’armée israélienne "poursuit ses opérations à Gaza conformément aux objectifs de la guerre, visant à protéger les citoyens israéliens, en particulier les habitants des localités proches de la bande de Gaza ".
Selon le ministère de la Santé de Gaza, 138 personnes ont été tuées et 452 blessées dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures.
De nombreuses victimes restent piégées sous les décombres ou gisent dans les rues, car les bombardements en cours empêchent les équipes d’urgence et de la défense civile de les atteindre. Depuis le 7 octobre 2023, le nombre total de victimes s’élève à 57 268 morts et 135 625 blessés.
Trente familles palestiniennes supplémentaires, issues d’une communauté bédouine en Cisjordanie occupée, ont fui leurs domiciles, suite à des agressions répétées et du harcèlement de la part de colons israéliens, protégés par les forces israéliennes, rapporte l’agence de presse Wafa.
Une femme, Alia al-Mleihat, a déclaré à Wafa que sa famille a été contrainte de se réfugier au camp de réfugiés d’Aqbat Jabr, au sud de Jéricho, après que des colons armés les ont menacés, elle et d’autres familles, sous la menace des armes.
Hassan al-Mleihat, coordinateur général de l’Organisation Al-Baidar pour la défense des droits des Bédouins, a indiqué que les familles restantes se préparaient également à partir, face à l’aggravation de l’agression des colons israéliens, qui comprenait des passages à tabac, des vols, l’empoisonnement du bétail, le blocage des routes et la destruction de tentes. Selon lui, ce harcèlement se déroule sous la protection des autorités israéliennes.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est rendu au palais présidentiel de Baabda pour une réunion avec le président Joseph Aoun. Cette rencontre intervient alors que le Liban étudie une proposition américaine concernant le désarmement du Hezbollah.
Des sources de Al Hadath ont indiqué que "Hezbollah est d’accord sur le principe du ‘pas à pas’ proposé par l’envoyé américain pour la Syrie Tom Barrack".
Elles ont ajouté que "Hezbollah refuse cependant de fixer un calendrier précis pour la remise des armes "
L'Iran aurait accepté de reprendre les négociations sur l'accord nucléaire avec les États-Unis, selon le Haaretz, qui reprend des informations d'une source politique iranienne de haut rang citée par le média britannique Amwaj.
"Les discussions auront probablement lieu à la fin de la semaine prochaine", a ajouté la source.
L'ambassadeur d'Allemagne en Israël condamne les violences "répréhensibles" des colons contre les soldats israéliens et les Palestiniens
L'ambassadeur d'Allemagne en Israël, Steffen Seibert, a déclaré sur X que les violences des colons israéliens en Cisjordanie "ne sont pas seulement répréhensibles lorsqu'ils s'en prennent aux réservistes de Tsahal", mais qu'elles doivent également être condamnées lorsqu'ils "harcèlent et attaquent les communautés palestiniennes". "Il faut y mettre un terme", a-t-il ajouté.
La municipalité de Aïta el-Chaab dénonce le dynamitage d'une maison civile
Dans un communiqué, la municipalité de Aïta el-Chaab (Bint Jbeil) a dénoncé le dynamitage, à l'aube par l'armée israélienne, d'une maison habitée par un civil, Raed Hassan Srour, et sa famille. La municipalité explique que « l'ennemi israélien a dynamité, de manière barbare à l'aube » cette habitation, après « une série de provocations la semaine dernière, telles le lancement de grenades assourdissantes près de la maison ». « Cette attaque est une atteinte criante à la résolution 1701 et un ciblage direct des civils », dénonce la municipalité qui appelle « les autorités libanaises et les organisations internationales des droits de l'homme à dénoncer cet acte criminel et à faire pression pour mettre un terme aux attaques répétitives contre nos familles dans le Sud ».
Les inspecteurs de l'AIEA ont quitté l'Iran
Une équipe d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a quitté l'Iran pour retourner au siège à Vienne après la suspension par Téhéran de sa coopération, a indiqué l'organisme onusien sur X.
Le Directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a réitéré « l'importance cruciale » de discuter avec l'Iran des modalités pour reprendre « ses activités indispensables de surveillance et de vérification dès que possible ».
La Syrie se dit prête à coopérer avec les Etats-Unis pour revenir à l'armistice de 1974 avec Israël
Le ministre syrien des Affaires étrangères a déclaré que son pays était prêt à coopérer avec les Etats-Unis pour revenir à l'accord de désengagement datant de 1974 avec Israël, qui a crée une zone tampon démilitarisée sur le plateau du Golan.
« La Syrie aspire à coopérer avec les Etats-Unis pour un retour à l'accord de désengagement de 1974 », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad el-Chaibani, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue américain Marco Rubio, selon un communiqué officiel. Israël et la Syrie où une coalition islamiste a pris le pouvoir en décembre sont toujours en état de guerre.
À cause des tirs pendant les distributions d'aide, l'hôpital Nasser de Gaza fonctionne comme « un immense service de traumatologie »
L'hôpital Nasser de Gaza fonctionne comme « un immense service de traumatologie » en raison de l'afflux de patients blessés sur des sites de distribution de nourriture non contrôlés par les Nations Unies et gérés par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), a déclaré vendredi l'Organisation mondiale de la santé, citée par l'agence Reuters.
Se référant au personnel médical de l'hôpital Nasser, Rik Peeperkorn, représentant de l'OMS en Cisjordanie et à Gaza, a déclaré aux journalistes à Genève : « Cela fait déjà des semaines qu'ils voient des blessés quotidiens... (la) majorité d'entre eux proviennent des sites de distribution de nourriture soi-disant sûrs et non contrôlés par l'ONU. L'hôpital fonctionne désormais comme un immense service de traumatologie ».
Plus de 500 personnes tuées lors des distributions de GHF depuis fin mai
Quelque 613 personnes ont été tuées lors de distribution d'aide à Gaza depuis la fin mai, dont 509 près des sites de la seule fondation GHF soutenue par les Etats-Unis et Israël, a indiqué l'ONU vendredi.
La Fondation humanitaire de Gaza (GHF) a commencé à distribuer des boîtes de produits alimentaires le 26 mai, après un blocus de plus de deux mois imposé par Israël à l'entrée de toute aide humanitaire et en dépit des avertissements de risque de famine.
Palestine Action demande la suspension de l'interdiction gouvernementale
La cofondatrice du groupe pro-palestinien Palestine Action a demandé à un tribunal londonien de suspendre la décision du gouvernement britannique d'interdire le groupe en vertu des lois antiterroristes, ses avocats estimant qu'il s'agit d'un « abus autoritaire » de la loi, rapporte Reuters.
Les législateurs britanniques ont décidé cette semaine de proscrire l'Action palestinienne en tant qu'organisation terroriste, en réaction à l'intrusion de ses militants dans une base militaire et à la détérioration de deux avions, en signe de protestation contre ce qu'ils appellent le soutien de la Grande-Bretagne à Israël. La proscription désignerait officiellement l'Action palestinienne comme une organisation terroriste, ce qui ferait du soutien ou de l'appartenance à ce groupe un délit. Palestine Action a de plus en plus ciblé les entreprises liées à Israël en Grande-Bretagne par des actions directes, mais les critiques de la décision du gouvernement affirment que les dommages matériels ne devraient pas être assimilés à du terrorisme.
La police israélienne annonce l'arrestation d'un Palestinien soupçonné d'incitation contre Ben-Gvir et l'État hébreu
La police israélienne a annoncé l'arrestation d'un Palestinien résidant à Tubas, en Cisjordanie, soupçonné d'incitation contre l'État d'Israël et contre le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, rapporte le Haaretz. Le suspect aurait encouragé les gens à nuire à l'État hébreu à la lumière de la campagne militaire en Iran et à nuire au ministre Ben-Gvir.
FlyDubai, première compagnie aérienne internationale à atterrir à l'aéroport de Téhéran depuis la suspension des vols
FlyDubai est devenu vendredi le premier transporteur international à atterrir à l'aéroport Imam Khomeini de Téhéran, au terme d'une suspension de vols de 20 jours imposée en raison des attaques israéliennes contre l'Iran, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA citée par Reuters.
L'arrivée du vol FZ1930 au plus grand aéroport d'Iran depuis la base de la compagnie aux Émirats arabes unis a marqué le début d'un retour progressif à la normale des opérations dans l'espace aérien iranien, a précisé l'IRNA.
FlyDubai est un transporteur à bas prix et une compagnie sœur d'Emirates.
Les autorités locales ont décrit l'atterrissage comme un signe de stabilité retrouvée et de gestion efficace de la crise dans le secteur de l'aviation du pays.
Le bâtiment à Meis el Jabal avant et après sa destruction par l'armée israélienne, dans la nuit du 3 au 4 juillet 2025. Photo fournie par notre correspondant, Mountasser Abdallah.
Après les destructions israéliennes, la municipalité de Meis el-Jabal dénonce « l'abandon » de l'Etat
La municipalité de Meis el-Jabal a, dans un communiqué, dénoncé des « agressions lâches et violations quotidiennes du cessez-le-feu », demandant au gouvernement libanais de « prendre ses responsabilités » face à cette situation. « Ces infractions sont une tâche sur le bilan du nouveau mandat » du président Joseph Aoun élu en janvier 2025 et du gouvernement de Nawaf Salam, formé un mois plus tard, ainsi que le « dernier clou dans le cercueil des résolutions internationales, des principes de souveraineté nationale, de légitimité internationale et de la diplomatie ».
La municipalité a dénoncé le fait que, face aux attaques israéliennes, il n'y a « aucune réaction concrète de l'État », un « abandon qui aura des conséquences néfastes ».
La Défense civile fait état de 15 morts à Gaza dans des frappes israéliennes
La Défense civile a annoncé la mort de 15 personnes dans des frappes israéliennes pendant la nuit dans la bande de Gaza, où Israël a récemment étendu ses opérations militaires près de 21 mois après le début de la guerre avec le Hamas.
Selon un responsable de la Défense civile, Mohammad al-Moughayyir, sept personnes parmi lesquelles un enfant ont été tuées dans une frappe aérienne sur des tentes abritant des déplacés près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien.
Huit personnes sont mortes dans deux autres frappes, également sur des camps de tentes, sur la côte près de cette ville, a-t-il ajouté, en précisant que deux enfants figuraient parmi les victimes.
Israël « va s'assurer » que l'Iran ne puisse plus menacer le pays
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l'armée allait s'assurer que l'Iran ne puisse plus menacer Israël après la guerre de 12 jours qui a opposé en juin les deux pays ennemis, rapporte l'AFP.
L'armée israélienne va préparer un « plan d'exécution pour s'assurer que l'Iran ne puisse plus menacer Israël », a déclaré M. Katz dans un communiqué, ajoutant que l'armée devait « se préparer au niveau du renseignement et au niveau opérationnel pour s'assurer que l'armée de l'air maintienne sa supériorité aérienne sur Téhéran ».
Syrie : Forces israéliennes parachutées à 10 kilomètres de Damas, incursion dans un village près de la frontière libanaise, selon al-Mayadeen
Les forces israéliennes spéciales se seraient infiltrées en Syrie en parachute et au terme d’incursions terrestres, pour y mener des opérations nocturnes dans la banlieue de Damas et de Deraa dans la nuit de jeudi à vendredi, rapporte la télévision al-Mayadeen proche du Hezbollah, citant des sources syriennes locales.
« Les opérations qui ont duré des heures, ont inclus des zones proches de la frontière libanaise », rapporte al-Mayadeen. « La force israélienne composée de trois véhicules blindés est entrée dans le village de Rakhlé à l’ouest de Damas, à proximité de la frontière libanaise, en face de la localité de Yohmor (caza de Rachaya) », précise encore le média, évoquant « la première incursion de ce type dans cette zone ».
Une force spéciale israélienne aurait de plus effectué un atterrissage aéroporté dans la région de Yahfour, dans la banlieue de Damas, à environ 10 kilomètres de la capitale, avec la participation de trois hélicoptères qui ont survolé la région, selon les mêmes sources.
La descente aurait visé un site de l'ancienne Garde républicaine syrienne, où l'opération de recherche a duré cinq heures avant que les forces ne quittent les lieux par hélicoptère.
Les sources syriennes ont également indiqué qu'une « autre force israélienne avait pénétré dans le village de Saysoun, dans la région du bassin de Yarmouk, dans la campagne occidentale de Deraa, à l'aide de six véhicules militaires « . Une force de trois véhicules aurait également atteint une ancienne position de l'armée syrienne près du village d'Ain Dhikr dans le bassin de Yarmouk.
Tirs d'artillerie sur Aïta el-Chaab au Liban-Sud
Des tirs d'artillerie israéliens ont visé à l'aube une maison de Aïta el-Chaab, dans le caza de Bint Jbeil, provoquant des dégâts matériels, selon des habitants cités par notre correspondant.
Le Hamas discute avec les autres factions palestiniennes de la proposition de trêve à Gaza
Le Hamas a annoncé dans la nuit, dans un bref communiqué, tenir des « consultations avec les dirigeants des forces et factions palestiniennes » sur la dernière proposition de cessez-le-feu à Gaza. Une initiative qui entre dans le cadre de la « volonté du mouvement de mettre un terme à l'agression » israélienne sur l'enclave et d'assurer que les flux d'aide humanitaire reprennent. Le Hamas a annoncé qu'il « remettra (sa) décision finale aux médiateurs après la fin des consultations et fera une annonce officielle. »
Liban-Sud
Des soldats israéliens ont également piégé et fait exploser le moteur d'un bulldozer utilisé par les équipes du Conseil du Sud pour des travaux de démolition dans le quartier de Karkazan, au nord de Meis el-Jabal (caza de Marjeyoun), en territoire libanais.
L'armée israélienne fait exploser une fabrique de textile nouvellement rénovée au Liban-Sud
Peu après minuit dans la nuit de jeudi à vendredi, une unité d'infanterie de l'armée israélienne s'est infiltrée en territoire libanais au niveau de Meis el-Jabal et y a fait exploser une usine fabriquant du linge de maison. Selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah, cette fabrique se trouve sur la route principale près de l'hôpital gouvernemental de la localité. La détonation a eu lieu vers 2h45.
L'usine avait déjà été détruite pendant la guerre de 13 mois entre le Hezbollah et l'armée israélienne et totalement rénovée et ré-équipée par son propriétaire, Sobhi Hamdane. Elle abritait des équipements et machines de pointe et cette fabrique employait de nombreux habitants de la région, selon notre correspondant. Une source au sein de la municipalité a dénoncé une « nouvelle violation flagrante de la souveraineté libanaise et une méthode barbare visant à empêcher le retour de la vie dans la zone frontalière ». « L'État n'est pas en mesure de protéger son peuple », a critiqué cette source.
Des sources du Hamas se disent prêtes à arrêter la production d'armes et à démanteler la présence armée dans la bande de Gaza
Des sources du Hamas ont affirmé, selon le média israélien Haaretz, que le groupe avait exprimé sa volonté d'arrêter la contrebande et la production d'armes, de laisser les armes dans les entrepôts, d'arrêter de creuser des tunnels et de démanteler sa présence militaire dans toute la bande de Gaza, dans le cadre des pourparlers sur le cessez-le-feu menés par les États-Unis avec Israël. Ces sources ont estimé que l'organisation pourrait accepter une déportation symbolique et temporaire d'un petit nombre de responsables, si cela permet de mettre fin à la guerre.
L'Iran au coeur de discussions américano-saoudiennes
Le président américain Donald Trump a rencontré hier jeudi le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, qui s'est ensuite entretenu avec le chef de l'armée iranienne, selon Fox News, qui cite plusieurs sources. MM. Trump et ben Salmane ont discuté, en présence d'autres officiels de la Maison Blanche, des « efforts de désescalade en Iran », selon le média américain cité par Reuters. Selon le média Axios, après cette réunion, le ministre saoudien a appelé le chef de l'armée iranienne.
Trump affirme que le Hamas devrait donner sa réponse sur l'accord de cessez-le-feu à Gaza d'ici 24 heures
Le président américain Donald Trump a affirmé que la réponse du Hamas à la proposition de cessez-le-feu avec Israël à Gaza serait probablement connue dans 24 heures, rapporte Reuters. Cette proposition, annoncée par M. Trump dans le courant de la semaine, avait été approuvée par l'Etat hébreu et prévoit une première période de trêve de 60 jours et la libération par étape des otages israéliens.
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct des événements au Moyen-Orient : à Gaza, où l’armée israélienne poursuit ses frappes ; au Liban, où l’État hébreu continue de bombarder régulièrement le Sud malgré la trêve ; en Iran, après le cessez-le-feu décrété après douze jours de guerre ; ainsi qu’en Syrie, où le régime de Bachar el-Assad a été renversé en décembre dernier.
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