Photo d'illustration Antonin Utz/AFP
Au cours d’une séance de plusieurs heures dans la salle d’audiences de la prison de Roumieh, la Cour criminelle du Mont-Liban présidée par Élie Hélou a procédé à l’interrogatoire de 13 personnes arrêtées dans le cadre de l’affaire de pédopornographie sur la plateforme TikTok. Ces détenus sont accusés de faire partie d’un réseau criminel dirigé par des individus accusés d’avoir attiré dans leurs filets des enfants mineurs, de les avoir violés, drogués et filmés pendant qu’ils commettaient leurs actes odieux, et de les avoir menacés et fait chanter lorsqu’ils tentaient de se dégager de leur emprise. Les responsables présumés de cette organisation sont également accusés d’avoir commercialisé les vidéos immorales, générant ainsi des profits illicites qu’ils auraient blanchis. Trois d’entre eux, Peter Naffah (alias Steven), Paul Méouchy (surnommé Jay) et Hassan Sinjer, font l’objet de mandats d’arrêt par défaut, car ils se trouvent hors du pays.
Pendant l’audience, les avocats de certains prévenus ont présenté devant la cour criminelle des requêtes relevant du droit à la défense, telles des demandes d’audition de témoins, de confrontations avec les plaignants, et d’obtention de certaines données, selon une source du palais de justice interrogée par L’Orient-Le Jour. La cour a également recueilli des demandes de remise en liberté, sur lesquelles elle devrait statuer fin juillet, pendant la semaine de permanence qu’elle assurera durant les vacances judiciaires. Selon nos informations, la dernière audience avant le prononcé du jugement devrait se tenir le 7 octobre.


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