Un poste de l’armée libanaise à l’intérieur du site antique de Baalbeck. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour.
Un différend survenu dans la localité de Kfar Dabach, à l’ouest de Baalbeck, au sujet du remplissage de citernes d’eau à partir d’un puits artésien, a dégénéré jeudi en échange de tirs, faisant un mort et deux blessés, rapporte notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah. Les victimes ont été transportés à l’hôpital général de Rayak, dans la Békaa.
Une enquête a été ouverte par les Forces de sécurité intérieure (FSI) au poste de police de Chmestar, près de Baalbeck, afin d’élucider les circonstances du drame, et déterminer les responsabilités, rapporte notre correspondante.
Un puits artésien est un puits d'où l'eau s'écoule sous pression naturelle, sans pompage.
Synonyme de mauvaise gestion nationale, le secteur de l’eau au Liban a fait l’objet d’un chapitre dans le 8e rapport de l’Arab Watch Report du Réseau arabe des ONG pour le développement discuté lundi au cours d’une consultation à l’Université américaine de Beyrouth (AUB) coorganisée par l'ANND et le Centre de conservation de la nature de l’AUB.
Parmi les défis rencontrés au Liban dans la gestion de ce secteur figurent, selon le chercheur principal du rapport, Roland Riachi, interrogé cette semaine par L'Orient-Le Jour : les défis liés au changement climatique (notamment la diminution des précipitations), les problèmes liés à la surexploitation (le pompage à des profondeurs plus importantes et la baisse du niveau d’eau, notamment dans les aquifères, sont de plus en plus communs), le problème majeur de la pollution, et enfin l'inégalité dans l'accès aux ressources hydrauliques.



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