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Dernières Infos - France

L'extrême droite n'a pas encore décidé de censurer le gouvernement


La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, assiste à l'examen d'une motion de censure contre le Premier ministre français et son gouvernement, déposée par le Parti socialiste français (PS), à l'Assemblée nationale française, la chambre basse du parlement français, à Paris, le 1er juillet 2025. Photo AFP/JULIEN DE ROSA

Le principal parti d'extrême droite en France, le Rassemblement national, a annoncé jeudi n'avoir pas encore décidé de déposer une motion de censure à l'Assemblée nationale contre le gouvernement à l'automne sur le budget, tout en affichant son peu de « confiance » envers le Premier ministre centriste François Bayrou.

« Non, ce n'est pas plié. Mais il faut être honnête, nous n'avons pas une confiance absolue dans la capacité de François Bayrou à s'opposer au macronisme et rompre avec l'idée qu'il faut toujours taper sur les Français, toujours taper sur les mêmes », a déclaré la cheffe de file du mouvement, Marine Le Pen, la patronne des députés RN, dans une interview à la radio.

Le RN est opposé au principe d'une « année blanche », c'est-à-dire une non-revalorisation des dépenses en fonction de l'inflation, car « faire une année blanche, c'est prendre zéro décision, ce n'est pas du tout au niveau », a jugé Mme Le Pen.

L'ancienne candidate à la présidentielle a souligné toutefois être d'accord pour faire « une année blanche » sur la contribution française au budget de l'UE « qui augmente pour l'année prochaine de sept milliards », a-t-elle dénoncé.  Marine Le Pen réclame « des baisses massives du train de vie de l'État et des dépenses pour lesquelles les Français ne sont plus d'accord », a-t-elle affirmé, en jugeant « qu'il y a un problème de consentement à la dépense dans notre pays ».

Le RN s'opposera en particulier à toute hausse d'impôt. « Il faut arrêter avec ça. Nous avons le taux d'imposition le plus important du monde. Il faut changer radicalement de manière de penser », a-t-elle dit. En cas de censure du gouvernement, le RN sera prêt pour une dissolution de l'Assemblée, a répété Marine Le Pen, même si, « compte tenu du très faible bénéfice que le président de la République pourrait en tirer, ça m'étonnerait qu'il fasse ce choix ».

La cheffe du groupe RN à l'Assemblée nationale, le premier en nombre d'élus, ne pourrait alors pas se représenter à de nouvelles élections législatives du fait de sa condamnation en première instance avec application immédiate de inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. « Ce n'est pas grave très honnêtement car il y aura des députés RN beaucoup plus nombreux », a-t-elle assuré.

Après la dissolution surprise décidée par Emmanuel Macron en juin 2024, l'extrême droite a échoué à remporter les élections législatives face au « front républicain » entre gauche et droite traditionnelle. Néanmoins, le RN a réalisé une percée historique avec 89 députés élus, ce qui le place en position d'arbitre dans une Assemblée nationale fracturée en trois blocs.

En décembre 2024, Marine Le Pen, après avoir fait monter les enchères pendant plusieurs jours, a décidé de faire chuter le gouvernement de Michel Barnier en votant une motion de censure présentée par la gauche.

Le principal parti d'extrême droite en France, le Rassemblement national, a annoncé jeudi n'avoir pas encore décidé de déposer une motion de censure à l'Assemblée nationale contre le gouvernement à l'automne sur le budget, tout en affichant son peu de « confiance » envers le Premier ministre centriste François Bayrou. « Non, ce n'est pas plié. Mais il faut être honnête, nous n'avons pas une confiance absolue dans la capacité de François Bayrou à s'opposer au macronisme et rompre avec l'idée qu'il faut toujours taper sur les Français, toujours taper sur les mêmes », a déclaré la cheffe de file du mouvement, Marine Le Pen, la patronne des députés RN, dans une interview à la radio.Le RN est opposé au principe d'une « année blanche », c'est-à-dire une...