Le député du Akkar Walid Baarini. Photo envoyée par notre correspondant Michel Hallak.
Le député du Akkar Walid Baarini (sunnite) a soupçonné mercredi un possible « plan visant à justifier le maintien des armes aux mains du Hezbollah » dans le cadre de craintes d'un regain d'activité de l'organisation jihadiste État islamique (EI) au Liban.
« Ce qui se dit au sujet de l'entrée de groupes étrangers au Liban est une grande exagération », a déclaré M. Baarini, figure de proue du bloc centriste de la « Modération nationale », composé principalement de députés sunnites, à la radio Sawt Kel Lebnen (Voix de tout le Liban). Cette « exagération » pourrait cacher, selon lui, « un plan visant à justifier le maintien des armes aux mains du Hezbollah sous prétexte de faire face au terrorisme ».
Lundi, sept personnes ont été arrêtées par la Sûreté générale sur fond de soupçons de liens avec des « groupes terroristes ». Une source sécuritaire a déclaré à L'Orient-Le Jour que les informations ayant circulé sur l'arrestation d'une « cellule » de l'EI dans la banlieue sud de Beyrouth étaient « exagérées » et a appelé à ne pas véhiculer de spéculations pouvant « perturber le cours de l'enquête ».
Certaines affirmations, dont celles de la chaîne al-Manar, affiliée au Hezbollah, ont propagé l'idée selon laquelle les personnes interpellées auraient « des relations directes avec Daech » (l'acronyme arabe de l'EI), voire avec « les services de renseignements israéliens du Mossad » en raison d'une « application suspecte » trouvée sur leurs téléphones portables. Un attentat-suicide de l’EI avait coûté la vie à 44 personnes dans la banlieue sud de Beyrouth en novembre 2015, en représailles au soutien apporté par le Hezbollah au régime syrien de Bachar el-Assad.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin