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Dernières Infos - Liban

Salam devant une délégation française : Pas de paix durable sans retrait total d’Israël 

Le Premier ministre recevait des responsables politiques du Quai d'Orsay et du ministère français des Armées ; le renouvellement de la Finul au cœur des discussions.

Salam devant une délégation française : Pas de paix durable sans retrait total d’Israël 

Le Premier ministre Nawaf Salam recevant la délégation française accompagnée de l’ambassadeur Hervé Magro, le mardi 1er juillet 2025. Photo ANI

Alors que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) arrive à échéance à la fin du mois d’août, une délégation conjointe des ministères français des Affaires étrangères et des Armées a effectué mardi une visite à Beyrouth, centrée sur l’avenir de la mission onusienne déployée au Liban-Sud.

Accompagnée de l’ambassadeur de France Hervé Magro, la délégation a été reçue par le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail, ainsi que par le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi. Selon le communiqué diffusé à l'issue de la réunion avec M. Salam, les représentants français ont insisté sur « l’importance du message politique envoyé par le gouvernement libanais » en amont du vote du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Finul, dans un contexte de pressions croissantes exercées par Israël pour en limiter les prérogatives.

« Le Liban reste pleinement engagé dans l’application de la résolution 1701 et dans la création d’un environnement propice à l’action de la Finul », a affirmé Nawaf Salam à ses hôtes, réitérant son attachement au rôle de la force internationale. Il a rappelé que « toute paix durable au Liban-Sud ne peut être réalisée tant qu’Israël ne se sera pas retiré de manière complète du territoire libanais, et qu’il n’aura pas mis fin à ses violations quotidiennes de la souveraineté libanaise ».

Depuis la guerre de 2023-2024 entre Israël et le Hezbollah, un cessez-le-feu fragile tient bon, mais l’armée israélienne continue d’occuper cinq positions militaires au Liban-Sud qu’elle considère comme stratégiques. Sur le terrain, les tensions restent vives, et les patrouilles de la Finul sont régulièrement confrontées à des incidents avec des civils dans les zones d’influence du Hezbollah. Autant de facteurs que les États membres du Conseil de sécurité devront évaluer lors du renouvellement du mandat de la force onusienne.

Mardi également, M. Salam a reçu le nouveau commandant de la Finul, le général Diodato Abagnara. Devant lui, le chef du gouvernement libanais, a réaffirmé « l’engagement total du Liban à la résolution 1701 » et la volonté du gouvernement de « garantir un environnement adapté à l’action » des Casques bleus dans le Sud. Il a insisté sur « la nécessité de préserver la sécurité de leur personnel » et rappelé que « la stabilité complète ne peut être atteinte sans un retrait total d’Israël et la fin de ses agressions ». De son côté, le ministre de la Défense Michel Menassa, qui a également rencontré le général Abagnara, a appelé à « intensifier la pression internationale sur l’ennemi israélien » afin de permettre à l’armée libanaise de se déployer sur tout le territoire au sud du pays. Tous deux ont souligné l’importance de renouveler en août prochain le mandat de la Finul « sans modification de ses missions ».

La frontière libano-syrienne 

Les représentants français ont également été accueillis par Joe Raggi au siège du ministère des Affaires étrangères. Selon un communiqué publié à l’issue de la réunion, les échanges ont également porté sur les réformes économiques et institutionnelles attendues de longue date par la communauté internationale.

La délégation française a ainsi abordé le sujet des réformes et « l’importance d’en accélérer l’application afin que le Liban puisse obtenir un soutien pour la reconstruction ». Le discussion a également porté sur « la délimitation des frontières libano-syriennes et le rôle de la France dans ce cadre ». La délégation française a fait part de l'intention de Paris de  « doter le Liban de cartes et de documents supplémentaires relatifs aux fermes de Chebaa ».

La Syrie et le Liban revendiquent tous deux la propriété des fermes de Chebaa, un territoire frontalier occupé par Israël depuis 1967. La frontière entre la Syrie et le Liban n’a jamais été délimitée de manière officielle.

Alors que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) arrive à échéance à la fin du mois d’août, une délégation conjointe des ministères français des Affaires étrangères et des Armées a effectué mardi une visite à Beyrouth, centrée sur l’avenir de la mission onusienne déployée au Liban-Sud.Accompagnée de l’ambassadeur de France Hervé Magro, la délégation a été reçue par le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail, ainsi que par le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi. Selon le communiqué diffusé à l'issue de la réunion avec M. Salam, les représentants français ont insisté sur « l’importance du message politique envoyé par le gouvernement libanais » en amont du vote du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Finul, dans un contexte de...