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Politique - Désarmement Du Hezbollah

Proposition de Barrack : la réponse du Liban doit être finalisée incessamment

L'émissaire américain aurait réclamé un désarmement du Hezbollah d’ici novembre.

Proposition de Barrack : la réponse du Liban doit être finalisée incessamment

L'émissaire américain Thomas Barrack à Aïn el-Tiné, le 19 juin 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

La réponse libanaise à la feuille de route américaine devait être finalisée dans la soirée de mardi, a appris L'Orient-Le Jour de source informée. Le président du Parlement Nabih Berry devra ensuite la soumettre au Hezbollah, qui pour l’heure reste ferme sur ses positions. Le parti chiite, rappelle-t-on, exige un retrait israélien du Liban-Sud, des garanties internationales, la fin des frappes ciblées et la libération des prisonniers. Il rejette aussi toute échéance imposée pour son désarmement et insiste sur la nécessité de relancer le dialogue autour de la stratégie de défense. L’émissaire américain Thomas Barrack est attendu lundi prochain à Beyrouth, selon la même source. Si M. Berry parvient à obtenir le feu vert du Hezbollah, un Conseil des ministres sera convoqué à ce moment-là pour que le gouvernement dans son ensemble avalise la réponse libanaise. 

La réponse de Beyrouth devrait souligner l'engagement du Liban pour que l’État détienne le monopole des armes et rappeler que les autorités travaillent activement sur ce dossier et que l’armée poursuit ses efforts en ce sens. Le Liban exigera également le retrait d’Israël des points toujours occupés au Sud, l’arrêt des agressions et le lancement des travaux de reconstruction.

Les demandes américaines ont été transmises à Beyrouth le 19 juin par Thomas Barrack, envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie et ambassadeur en Turquie. L'émissaire US avait remis aux responsables une feuille de route écrite de six pages, leur demandant de lui faire part d’éventuelles modifications d’ici le 1er juillet. Ce document, centré sur le désarmement du Hezbollah et d’autres groupes armés, appelle en outre à un réchauffement des relations avec la Syrie voisine et à des réformes financières. Il prévoit un désarmement progressif du Hezbollah, en contrepartie d’un retrait des troupes israéliennes des zones qu’elles occupent au Liban-Sud.


Fin des frappes et reconstruction

M. Barrack aurait indiqué que le désarmement complet devrait être achevé d’ici novembre, ou d’ici la fin de l’année au plus tard. Ce processus mettrait fin aux frappes israéliennes contre les membres du Hezbollah et permettrait de débloquer des fonds pour reconstruire les zones détruites par l’État hébreu. Washington a prévenu qu’il ne soutiendrait aucune reconstruction tant que le parti chiite ne rendrait pas ses armes. Le projet évoque aussi un mécanisme, sous supervision onusienne, pour garantir la libération par Israël de prisonniers liés au Hezbollah.

L'émissaire américain aurait exhorté les responsables à saisir cette opportunité, affirmant qu’elle « ne se représentera peut-être pas ». Le plan n’a pas toutefois reçu encore l’approbation d’Israël, ni du département d’État, souligne-t-on de même source.

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Le Liban réclame un retrait d'Israël pour désarmer le Hezbollah

Le dernier conflit entre le Hezbollah et Israël a commencé le 8 octobre 2023, un jour après l’opération du Hamas en Israël qui a entraîné Gaza dans une spirale de violence. Cette guerre, qui a connu un pic d’intensité entre septembre et novembre 2024 au Liban, a laissé le Hezbollah affaibli et privé de ses principaux dirigeants. Elle s’est terminée par un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, basé sur la résolution 1701 des Nations unies (la même qui avait mis fin à la guerre de 2006), stipulant le désarmement du Hezbollah au Liban-Sud, et progressivement dans tout le pays. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne continue d’occuper cinq points au Liban-Sud, et ses violations sont quotidiennes au Liban.

Depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah fin novembre 2024, les autorités libanaises affirment démanteler l'infrastructure militaire de la formation pro-iranienne dans le sud. Mais Israël poursuit ses frappes sur des objectifs liés au Hezbollah, et reproche au pouvoir libanais de ne pas en faire assez pour le désarmer.

Le Hezbollah n’a pas encore réagi publiquement à la proposition américaine. Mais lundi, son secrétaire général Naïm Kassem a réaffirmé à la télévision son rejet des pressions américaines et israéliennes, appelant les Libanais à faire de même. « Nous avons le droit de dire non à l’Amérique, non à Israël, a-t-il lancé. Nous appelons les Libanais à ne pas aider Israël et les États-Unis dans leurs plans. » Selon lui, ces deux pays « veulent exploiter le moment pour imposer leur propre équation à l’ensemble de la région ».

La réponse libanaise à la feuille de route américaine devait être finalisée dans la soirée de mardi, a appris L'Orient-Le Jour de source informée. Le président du Parlement Nabih Berry devra ensuite la soumettre au Hezbollah, qui pour l’heure reste ferme sur ses positions. Le parti chiite, rappelle-t-on, exige un retrait israélien du Liban-Sud, des garanties internationales, la fin des frappes ciblées et la libération des prisonniers. Il rejette aussi toute échéance imposée pour son désarmement et insiste sur la nécessité de relancer le dialogue autour de la stratégie de défense. L’émissaire américain Thomas Barrack est attendu lundi prochain à Beyrouth, selon la même source. Si M. Berry parvient à obtenir le feu vert du Hezbollah, un Conseil des ministres sera convoqué à ce moment-là pour que le...
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