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Dernières Infos - Réfugiés

2,5 millions de réfugiés vont avoir besoin d'être réinstallés l'an prochain, selon l'ONU


Photo d'illustration : une réfugiée afghane passe devant un centre d'enregistrement portant l'inscription du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le district de Takhta Pul, dans la province de Kandahar, le 7 avril 2025, à son arrivée du Pakistan. Photo AFP

Quelque 2,5 millions de réfugiés vont avoir besoin d'être réinstallés l'an prochain, un chiffre en baisse grâce au retour volontaire de Syriens dans leur pays, a indiqué l'ONU mardi. Cette annonce intervient alors que les Etats-Unis de Donald Trump ont arrêté le programme de réinstallation des réfugiés aux Etats-Unis.

La réinstallation est une procédure particulière et très rare qui consiste à transférer des réfugiés d'un pays dit de premier asile à un autre État qui a accepté de les accueillir et de leur accorder, à terme, une résidence permanente. « Bien que le chiffre reste élevé, les besoins annuels en matière de réinstallation ont diminué, passant de 2,9 millions pour l'année en cours à 2,5 millions l'an prochain, alors même que le nombre de réfugiés dans le monde continue d'augmenter », a déclaré une porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés, Shabia Mantoo, lors de la présentation des chiffres.

La baisse s'explique principalement par l'évolution de la situation en Syrie, qui a permis des retours volontaires, selon un communiqué du HCR.  « Nous constatons que certaines personnes retirent leur demande à un processus de réinstallation en faveur de plans visant à rentrer chez elles pour reconstruire leur vie », a expliqué Mme Mantoo.

En 2026, les groupes de réfugiés qui auront le plus grand besoin d'être réinstallés sont les Afghans (573.400), les Syriens (442.400), les Sud-Soudanais (258.200), les Soudanais (246.800), les Rohingyas (233.300) et les Congolais (179.500). En 2025, les quotas de réinstallation, qui sont fixés par les pays d'accueil, devraient être les plus bas depuis deux décennies, tombant même en dessous des niveaux observés pendant la pandémie de Covid-19 lorsque de nombreux pays avaient suspendu leurs programmes, s'inquiète le HCR. « Cette baisse spectaculaire des places disponibles risque de réduire à néant les progrès importants réalisés ces dernières années », a averti la porte-parole de l'agence onusienne.

Compte tenu des besoins et du nombre limité de places disponibles pour la réinstallation des réfugiés, le HCR appelle les États de réinstallation à maintenir leurs programmes et à augmenter leurs capacités d'accueil. Pour 2026, la communauté internationale s'est fixée pour objectif de réinstaller 120.000 réfugiés, un chiffre légèrement supérieur aux plus de 116.000 qui ont pu l'être l'an dernier.

Peu après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a suspendu le programme américain de réinstallation de réfugiés alors que les Etats-Unis étaient jusqu'à présent l'un des principaux pays contributeurs, avec plus de 100.000 personnes accueillies l'an dernier. Outre les Etats-Unis, le HCR dispose d'éléments selon lesquels « un certain nombre de pays réduisent ou ajustent également leurs quotas », a relevé Mme Mantoo à cet égard.

Quelque 2,5 millions de réfugiés vont avoir besoin d'être réinstallés l'an prochain, un chiffre en baisse grâce au retour volontaire de Syriens dans leur pays, a indiqué l'ONU mardi. Cette annonce intervient alors que les Etats-Unis de Donald Trump ont arrêté le programme de réinstallation des réfugiés aux Etats-Unis.La réinstallation est une procédure particulière et très rare qui consiste à transférer des réfugiés d'un pays dit de premier asile à un autre État qui a accepté de les accueillir et de leur accorder, à terme, une résidence permanente. « Bien que le chiffre reste élevé, les besoins annuels en matière de réinstallation ont diminué, passant de 2,9 millions pour l'année en cours à 2,5 millions l'an prochain, alors même que le nombre de réfugiés dans le monde continue...