Photo d'illustration : le chancelier allemand Friedrich Merz assiste à une session au Bundestag (chambre basse du parlement) le 24 juin 2025 à Berlin, avant les prochains sommets de l'OTAN et de l'UE. Photo John MACDOUGALL/AFP
La France et l'Allemagne ont insisté mardi sur l'importance d'une trêve dans la bande de Gaza, en parallèle du cessez-le-feu annoncé par les Etats-Unis entre Israël et l'Iran.
« Au-delà ce qui se passe sur l'Iran, je redis ici la nécessité d'obtenir un cessez-le-feu à Gaza et de reprendre l'aide humanitaire à Gaza », a dit le président français Emmanuel Macron à la presse en marge d'une visite officielle à Oslo. « C'est absolument prioritaire » pour restaurer la stabilité dans la région, a-t-il souligné.
« Le moment est venu de conclure un cessez-le-feu à Gaza », a déclaré de son côté le chancelier Friedrich Merz devant les députés allemands à Berlin. Il a aussi appelé Israël à « un traitement humain des personnes vivant dans la bande de Gaza, en particulier des femmes, des enfants et des plus âgées ». Devant le Bundestag, Friedrich Merz a réaffirmé le soutien de l'Allemagne à Israël, qui, selon lui, « a le droit de défendre son existence et la sécurité de ses citoyens ». Toutefois, Berlin se réserve le droit de « s'interroger de manière critique sur les objectifs d'Israël dans la bande de Gaza », a-t-il ajouté.
Face aux critiques internationales croissantes sur la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza en riposte à l'attaque sans précédent menée par le Hamas sur son territoire le 7 octobre 2023, Berlin a aussi durci le ton. L'Allemagne reste cependant, aux côtés des Etats-Unis, l'un des plus fidèles alliés d'Israël, en raison de sa responsabilité dans l'extermination de plus de 6 millions de juifs pendant la Shoah. Le gouvernement allemand est ainsi opposé à une révision de l'accord d'association entre Israël et l'UE, comme le réclament plusieurs pays européens pour faire pression sur Israël dans l'acheminement d'aide humanitaire à Gaza. « Une suspension ou même la résiliation de cet accord n'est pas envisageable pour le gouvernement fédéral », a affirmé M. Merz mardi devant les députés.

