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Le Drian : Remettre en cause la Finul, c’est exposer le Sud à un risque de guerre


Le Drian : Remettre en cause la Finul, c’est exposer le Sud à un risque de guerre

L’émissaire présidentiel français, Jean-Yves Le Drian, lors d'un entretien diffusé jeudi soir par la LBCI. Capture d'écran.

En visite à Beyrouth, l’émissaire présidentiel français, Jean-Yves Le Drian, a affirmé dans un entretien diffusé jeudi soir par la chaîne LBCI qu'il était important que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) soit « reconnue, respectée et renforcée dans son rôle » parce que la remettre en cause mettrait le Liban-Sud en danger de guerre.

« Ce que je constate, c’est que l’ensemble des interlocuteurs que j’ai pu rencontrer depuis que je suis arrivé à Beyrouth sont favorables au renouvellement du mandat de la Finul, parce qu’il y a un lien très étroit entre la résolution 1701 et le rôle de la Finul », a déclaré M. Le Drian. «Si on remet en cause la Finul, indirectement on met en cause la résolution 1701 et indirectement on fait en sorte qu’il y a des dangers de guerre potentielle au Sud. Il importe aujourd’hui que la Finul soit reconnue, respectée et renforcée dans son rôle ».

Le mandat de la force internationale arrive à échéance en août prochain, dans un contexte de pressions croissantes rapportées dans la presse sur une éventuelle réduction de ses effectifs, voire un retrait de certaines composantes, encouragé notamment par les États-Unis et Israël. Le Liban et la France souhaitent voir reconduit en août le mandat de la Finul, soutien de l’armée libanaise dans ses efforts pour démanteler l’arsenal du Hezbollah au sud du Litani, mais aussi force de paix empêchant l'État hébreu d'avoir les coudées (encore plus) franches dans ses activités militaires au Liban-Sud, par son rôle de médiatrice, estiment les experts.

Au sujet de l'accord de cessez-le-feu conclu après une guerre entre Israël et le Hezbollah à l'automne dernier, M. Le Drian a indiqué qu'il « faut le faire respecter dans toutes ses dimensions ». « Il a eu lieu. Il a été validé par l’ensemble des acteurs », a-t-il poursuivi. « Il y a un mécanisme de suivi qui est mis en place et qui doit jouer son rôle de prévention, d’anticipation de menace et de risque ». Selon lui, « ce rôle est fait, sauf que de temps en temps il y a des bavures qui ne sont pas acceptables ». « Je souhaite que le mécanisme puisse prendre toute sa souveraineté et ses responsabilités », a-t-il ajouté.

Sur la question des armes, que l’État libanais veut monopoliser, l’émissaire français a indiqué que cette question est de « la responsabilité des autorités libanaises ». « Sur le fond, nous sommes en phase », a-t-il expliqué. « Nous avons toujours dit que le monopole des armes appartient à l’État et que toute milice qui ne respecte pas cet engagement doit être condamnée pour cela ». «Ensuite la mise en œuvre doit être de la responsabilité de l’État, et je soutiens tout à fait le président (Joseph) Aoun dans sa démarche. Il est à la fois déterminé et prudent», a-t-il souligné.

M. Le Drian a aussi estimé que « désormais, il y a un État libanais ». « L’État existe et fonctionne. Pas encore à plein régime, mais on a retrouvé une forme de stabilité indispensable après de nombreuses années d’immobilisme et d’inefficacité, et ça c’est une grande force », a-t-il dit, ajoutant : « Le Liban se transforme et le Liban est de nouveau respecté et reconnu au niveau international. C’est une nouvelle donne ».

En visite à Beyrouth, l’émissaire présidentiel français, Jean-Yves Le Drian, a affirmé dans un entretien diffusé jeudi soir par la chaîne LBCI qu'il était important que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) soit « reconnue, respectée et renforcée dans son rôle » parce que la remettre en cause mettrait le Liban-Sud en danger de guerre.« Ce que je constate, c’est que l’ensemble des interlocuteurs que j’ai pu rencontrer depuis que je suis arrivé à Beyrouth sont favorables au renouvellement du mandat de la Finul, parce qu’il y a un lien très étroit entre la résolution 1701 et le rôle de la Finul », a déclaré M. Le Drian. «Si on remet en cause la Finul, indirectement on met en cause la résolution 1701 et indirectement on fait en sorte qu’il y a des dangers de guerre potentielle au Sud....