Un jeune Palestinien repousse une bombe lacrymogène tirée par les forces israéliennes sur des manifestants qui lançaient des pierres, lors d'un raid militaire de grande envergure dans la vieille ville de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 10 juin 2025. Photo AFP/JOHN WESSELS
Au moins deux Palestiniens ont été tués au cours d'une vaste opération militaire israélienne qui a débuté tôt mardi autour de la vieille ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
Le ministère palestinien de la Santé a déclaré que les autorités avaient été informées par Israël du décès de Nidal Amira, 40 ans, et Khaled Amira, 35 ans.
Peu après minuit, des dizaines de véhicules militaires sont entrés dans cette grande ville palestinienne, a constaté un correspondant de l'AFP, qui précise qu'un couvre-feu avait été annoncé la veille par haut-parleurs.
Naplouse est située dans le nord de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, particulièrement visé depuis le début le 21 janvier de l'opération « Mur de Fer », présentée par l'armée israélienne comme une offensive contre des groupes armés palestiniens.
L'armée a dit avoir fouillé « plus de 250 structures », arrêté six personnes et confisqué des armes dans le cadre d'une opération « antiterroriste », selon un communiqué.
Les opérations militaires se concentrent sur la vieille ville, une zone densément peuplée, en bordure d'une grande place du centre-ville où des jeunes et des enfants brûlent des pneus et jettent des pierres sur les véhicules blindés de l'armée israélienne.
L'armée a tiré des gaz lacrymogènes depuis ces voitures. Deux journalistes de l'AFP ont vu deux hommes être touchés par des tirs de soldats, et l'armée emporter au moins un des deux corps.
L'armée a indiqué que ses soldats avaient « neutralisé deux terroristes » qui avaient, selon elle, tenté de voler une arme. Elle a ajouté que des soldats avaient été blessés à ce moment-là.
- Ecoles fermées -
Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir pris en charge au moins 64 blessés, la plupart pour inhalation de gaz lacrymogène.
Des centaines de journalistes, y compris de médias internationaux, sont présents sur place.
Ce quartier, habituellement très fréquenté, semble presque vide, et la plupart des commerces sont fermés.
Les bâtiments publics, notamment les écoles, ont été fermés sur ordre du gouvernorat de Naplouse.
Cette partie de Naplouse a été le théâtre de plusieurs raids israéliens, notamment en 2022-2023 dans le cadre d'opérations visant principalement un groupe de combattants impliqués dans des attaques, le « Repaire des lions », et en 2002, dans le cadre de l'opération israélienne « Rempart ».
Après deux années particulièrement meurtrières, les violences y ont explosé depuis le début de la guerre de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
Au moins 938 Palestiniens, parmi lesquels des combattants, mais aussi beaucoup de civils, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, selon des données de l'Autorité palestinienne.
Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 35 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.
Au moins deux Palestiniens ont été tués au cours d'une vaste opération militaire israélienne qui a débuté tôt mardi autour de la vieille ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée.Le ministère palestinien de la Santé a déclaré que les autorités avaient été informées par Israël du décès de Nidal Amira, 40 ans, et Khaled Amira, 35 ans.Peu après minuit, des dizaines de véhicules militaires sont entrés dans cette grande ville palestinienne, a constaté un correspondant de l'AFP, qui précise qu'un couvre-feu avait été annoncé la veille par haut-parleurs.Naplouse est située dans le nord de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, particulièrement visé depuis le début le 21 janvier de l'opération « Mur de Fer », présentée par l'armée israélienne comme une...


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin