Le ministre Nizar Hani (deuxième à partir de la gauche) en compagnie de responsables d'organisations internationales, notamment l'ambassadrice de l'UE (deuxième à partir de la droite) et des responsables locaux, au cours d'une tournée le 10 juin à Nabatiyé. Photo ANI
Le ministère de l’Agriculture a lancé mardi ses unités mobiles pour l’enregistrement des agriculteurs sur ses listes, de sorte qu’ils profitent plus facilement des programmes de soutien disponibles. Ce projet est mis à exécution par la FAO, avec un soutien financier de l’Union européenne (UE).
Le communiqué du ministère précise que l’enregistrement des agriculteurs va bon train dans les régions qui ont souffert de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël en 2023-2024. Le texte précise que 11 236 agriculteurs se sont déjà inscrits au Liban-Sud, dont 2 861 à Nabatiyé et 3 729 à Hasbaya. Cette action cible notamment 2 000 petits agriculteurs au Sud et à Baalbeck-Hermel, afin de les aider à se procurer le matériel essentiel pour continuer à produire, tout en consolidant la sécurité alimentaire dans ces zones touchées par les combats.
« Le ministère de l’Agriculture s’est mis un objectif stratégique visant à enregistrer non moins de 100 000 agriculteurs au niveau national d’ici la fin de 2025, soit environ 50 % des fermiers de chaque caza », poursuit le texte. Pour ce faire, le ministère a créé « 12 équipes mobiles qui travaillent en collaboration avec 43 centres agricoles et 7 centres régionaux relevant de lui, de manière à couvrir efficacement toutes les régions, notamment les plus défavorisées ».
L’initiative a été lancée mardi par le ministre de l’Agriculture Nizar Hani au cours d’une tournée à Nabatiyé afin de superviser le déroulement de l’opération. Il était accompagné de l’ambassadrice de l’UE Sandra De Waele, de la représentante de la FAO Veronica Quattrola, et du directeur pays du Programme alimentaire mondial (PAM) Matthew Hollingworth.
Les agriculteurs au Liban ont souvent souffert du manque de gestion efficace du secteur, sans compter les conditions météorologiques parfois hostiles à cette activité, ou encore les conséquences de différents conflits.


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