La mission de l'ONU au Liban a annoncé mardi qu'une de ses patrouilles avait été caillassée par des habitants dans un village du sud du pays, et qualifié d'"inacceptables" les atteintes répétées à ses opérations.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, fait partie d'un comité international chargé de superviser l'accord de cessez-le-feu ayant mis fin le 27 novembre à la guerre entre Israël et le Hezbollah.
Elle a annoncé dans un communiqué que des Casques bleus avaient "été confrontés à un groupe d'individus en civil près de Hallousiyat al-Tahta, dans le sud du Liban", lors d'une une patrouille "coordonnée avec l'armée libanaise".
"Le groupe a tenté d’entraver la patrouille par des moyens agressifs, notamment en lançant des pierres" sur les Casques bleus, précise le communiqué, qui ne fait pas état de blessés.
"La situation a été rapidement maîtrisée et la patrouille a pu reprendre son activité", mais il est "inacceptable" que les Casques bleus "continuent d’être pris pour cible", ajoute le texte.
Depuis quelques semaines, des incidents fréquents opposent des civils dans les villages où le Hezbollah pro-iranien est implanté à des patrouilles de la Finul dans le sud du Liban.
En décembre 2022, un Casque bleu irlandais avait été tué dans une attaque de son véhicule dans le sud, alors imputée au mouvement chiite libanais.
Conformément à l'accord de cessez-le-feu, le Hezbollah, très affaibli par sa guerre contre Israël, doit retirer ses forces de la zone au sud du fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière avec Israël, et y démanteler toute infrastructure militaire.
L'accord prévoit que seuls les Casques bleus et l'armée libanaise soient déployés dans ce secteur.
Malgré l'accord, Israël s'est maintenu dans cinq positions frontalières et mène régulièrement des frappes sur le pays voisin, disant viser des infrastructures ou des membres du Hezbollah.
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