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Politique - Sécurité

« Aucun équipement militaire détecté » lors d’une inspection de l’armée dans la banlieue sud de Beyrouth

C’est la deuxième fois que les militaires se rendent dans la zone de Mrayjé-Laylaki depuis les frappes israéliennes de jeudi dernier.

« Aucun équipement militaire détecté » lors d’une inspection de l’armée dans la banlieue sud de Beyrouth

L'armée libanaise effectuant dimanche soir des excavations sur le site bombardé par l'armée israélienne jeudi. Photo envoyée par Mountasser Abdallah

À la suite de l’inspection, dimanche soir, par l’armée libanaise d'un site bombardé jeudi dernier par l’armée israélienne dans les quartiers de Mrayjé-Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth, une source sécuritaire informée indique à L’Orient-Le Jour qu’ « aucun équipement militaire n’a été détecté à cet endroit ». Une information corroborée par les sources locales de notre correspondant Mountasser Abdallah.

Le site avait été bombardé jeudi soir par l'armée israélienne qui avait affirmé qu'il abritait une « infrastructure souterraine destinée à la production de drones » pour le Hezbollah. Dimanche soir, l’armée avait bouclé le secteur situé près de la mosquée Imam el-Kazem, à la demande du comité de supervision du cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Selon des habitants interrogés par notre correspondant, c’est la quatrième fois que le site est inspecté depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024, alors que le quartier a été bombardé depuis à deux reprises. L’armée avait creusé à la pelleteuse le site bombardé à la recherche d’éventuels équipements militaires.

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Des frappes aériennes israéliennes avaient détruit le 5 juin plusieurs immeubles dans la banlieue-sud de Beyrouth, marquant l’une des escalades les plus importantes depuis le cessez-le-feu de novembre 2024. L’armée israélienne avait affirmé avoir détruit des installations souterraines de production de drones prétendument exploitées par le Hezbollah avec le soutien de l’Iran. Avant les attaques survenues à la veille de la célébration de l'Eid el-Adha, Israël avait diffusé des ordres d’évacuation à l’intention des habitants de quartiers comme Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Brajné, provoquant un vent de panique et des déplacements massifs.

Toujours selon la source précitée, « l’armée libanaise avait une première fois tenté d’inspecter des sites à la demande du comité de supervision jeudi, mais les frappes de sommation de l’aviation israélienne l’en avaient empêchée ». En réaction, la troupe avait dénoncé ce refus israélien d'une inspection du site et estimé que Tel-Aviv voulait « affaiblir » son rôle et celui du comité de supervision, établi dans le cadre de l'accord de trêve, qui veille notamment au démantèlement des infrastructures du Hezbollah. L'armée libanaise avait dans ce cadre menacé d'arrêter de coordonner avec le comité, principalement en ce qui concerne les inspections.

De son côté, le site web du quotidien israélien Yedioth Ahronoth affirme, sans citer de sources, que les frappes jeudi sur la banlieue sud mais aussi sur Aïn Cana (caza de Nabatiyé), « planifiées depuis plusieurs mois », ont « détruit des centaines de drones ». Toujours selon le site, l'armée de l'air israélienne s'efforcerait de lutter contre la capacité du Hezbollah, et de son « unité 127 », à produire localement des drones.

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En outre, le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a rencontré lundi dans son bureau à Yarzé (Baabda) la coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plaschaert, pour discuter de la « situation générale au Liban et dans la région », rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). La diplomate était la première, par le biais de son bureau de presse, à condamner officiellement jeudi soir des frappes, qui ont « ravivé la panique et la peur à la veille de la fête de l'Adha ». « Des mécanismes établis et des instruments diplomatiques sont à la disposition de toutes les parties pour traiter les différends ou les menaces, et prévenir toute escalade inutile et dangereuse » avait fait valoir le texte publié sur Telegram.

Malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024 qui a mis fin à un conflit sanglant entre le Hezbollah et Israël, l’armée israélienne refuse de se retirer de cinq points qu’elle dit « stratégiques » au Liban-Sud, et poursuit ses agressions et assassinats quotidiens au Liban. La question du désarmement du Hezbollah, encore non réglée au Liban, lui sert de prétexte pour poursuivre ses agressions. Les frappes de jeudi dernier étaient les plus violentes et les plus nombreuses sur la banlieue sud de Beyrouth depuis le cessez-le-feu.

À la suite de l’inspection, dimanche soir, par l’armée libanaise d'un site bombardé jeudi dernier par l’armée israélienne dans les quartiers de Mrayjé-Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth, une source sécuritaire informée indique à L’Orient-Le Jour qu’ « aucun équipement militaire n’a été détecté à cet endroit ». Une information corroborée par les sources locales de notre correspondant Mountasser Abdallah.Le site avait été bombardé jeudi soir par l'armée israélienne qui avait affirmé qu'il abritait une « infrastructure souterraine destinée à la production de drones » pour le Hezbollah. Dimanche soir, l’armée avait bouclé le secteur situé près de la mosquée Imam el-Kazem, à la demande du comité de supervision du cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Selon des habitants...
commentaires (6)

Il s'agit d'un prétexte et non d'une raison. Ce qui veut dire que l'élimination du prétexte n'empêchera pas d'en invoquer un autre. Il faut regarder les choses en face : Israël ne veut pas du retour à un Liban qui serait son gros concurrent économique régional.

Fredo

11 h 41, le 10 juin 2025

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Commentaires (6)

  • Il s'agit d'un prétexte et non d'une raison. Ce qui veut dire que l'élimination du prétexte n'empêchera pas d'en invoquer un autre. Il faut regarder les choses en face : Israël ne veut pas du retour à un Liban qui serait son gros concurrent économique régional.

    Fredo

    11 h 41, le 10 juin 2025

  • La question du désarmement du Hezbollah, encore non réglée au Liban, lui sert de prétexte pour poursuivre ses agressions. Donc le Liban connaît bien la raison de sa destruction organisée. Et pourquoi n’agit il pas pour éliminer ce prétexte tant constaté et jamais éliminé pour mettre fin à ces exactions? C’est du non sens. Assez nous répéter les raisons de cette guerres sans jamais y remédier pour mettre tout le monde devant sa responsabilité. Celle de nos gouvernants consiste à éliminer la cause de sa destruction, alors qu’attendent ils pour agir pour connaître les intentions réelles d’Israel?

    Sissi zayyat

    10 h 36, le 10 juin 2025

  • Peut-être que oui, peut-être que non. De toutes façons, s'il y avait de l'équipement militaire, il est bien évident qu'on ne nous le dirait pas.

    Yves Prevost

    08 h 10, le 10 juin 2025

  • Un site "nettoyé".Mais nous parlons de 7 sites...

    Dan Lewis

    15 h 46, le 09 juin 2025

  • Tu n’aimes pas ton voisin? L’immeuble en face te bouche la vue sur la mer? Facile, tu appelles Tsahal et tu dis qu’il abrite une "infrastructure souterraine destinée à la production de trucmuches pas cashers" et le tour est joué…

    Gros Gnon

    13 h 50, le 09 juin 2025

  • L,objectif de ces bombardements est ailleurs. Perturber la saison touristique. C’est une guerre économique via les bombardements que livre natanyahu. Garder le Liban et Beyrouth dans une situation instable. Guerre économique à court terme aussi bien qu’à long terme pour garder cette image de pays instable pour empêcher tout nouvel investisseur au Liban. La banlieue sud étant aussi , pour l’instant, le seul accès extérieur vers le Liban.unique aéroport.et le port de jounieh n’est pas encore ouvert aux passagers

    LE FRANCOPHONE

    13 h 46, le 09 juin 2025

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