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Politique - Liban

Salam réclame l'annulation de toutes les « listes noires » des appareils sécuritaires

Ces listes sont établies sans être fondées sur des décisions judiciaires et leur utilisation est contraire à la protection des droits humains et des libertés.

Salam réclame l'annulation de toutes les « listes noires » des appareils sécuritaires

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam. Photo publiée sur le site d'information El-Nashra.

Le Premier ministre Nawaf Salam a appelé les « services de sécurité et forces armées » à « immédiatement (...) annuler tous les avis de recherche et les listes de surveillance » émis sans décisions judiciaires, soit des « listes noires » d'individus qui ne sont pas fondées sur des décisions de justice, dans une note gouvernementale envoyée mercredi aux institutions concernées.

Cette lettre a ainsi été transmise à l'armée, via le ministère de la Défense, aux Forces de sécurité intérieure et à la Sûreté générale, via le ministre de l'Intérieur, aux douanes, via le ministère des Finances et à la sécurité de l'État, via le Conseil supérieur de défense.

Pas d'arrestation sans notification officielle, mandat d'arrêt ou avis de recherche

Nawaf Salam appelle dans son texte à « suspendre immédiatement toute exécution, transmission ou traitement des documents d’interpellation et listes de surveillance émis par les services militaires et sécuritaires, notamment en matière d’arrestation, sauf dans les cas où une décision judiciaire fondée existe ». Les arrestations ne peuvent donc être menées que s'il existe une notification officielle, un mandat d’arrêt ou un avis de recherche émis par l’autorité judiciaire compétente, insiste le texte.

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Cette décision a été prise après qu'il a été constaté que certains de ces listes et documents sont toujours en circulation et n'ont pas été préalablement annulés, malgré une décision en ce sens prise par le Conseil des ministres le 24 juillet 2014. L'utilisation de ces listes constitue « une violation de la loi et des principes relatifs à la liberté personnelle, aux droits humains, et aux garanties contre les abus de pouvoir, selon le texte envoyé par Nawaf Salam. Ces documents peuvent exposer les personnes concernées à des risques d’arrestations ou de restrictions arbitraires, sans décision judiciaire fondée ». Il cite notamment « certains services de la Sûreté générale » qui utilisent encore de tels documents « malgré leur nullité juridique ».

« Le Premier ministre explique avoir adressé à la Direction générale de la Sûreté générale, qui a « répondu qu’elle ne prend en compte ni n’applique les documents de contact ou de surveillance non émis par les instances habilitées ».

Étape courageuse

La Sûreté générale — l’administration chargée du contrôle des entrées et des sorties du territoire libanais — aurait de telles listes, notamment pour surveiller les entrées à l'Aéroport international de Beyrouth. Des passagers, parfois des personnalités politiques ou du monde culturel, sont parfois détenues lors de leur arrivée sur cette base en raison de la présence de leur nom sur ces listes. Contactée par L'Orient-Le Jour, la Sûreté générale n’était pas immédiatement disponible pour commenter.

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L’armée et les FSI ont, elles, déclaré à notre publication ne pas avoir d’informations supplémentaires à fournir au-delà de ce qui est mentionné dans la lettre du Premier ministre. Les FSI ont insisté sur le fait qu’elles ne publient aucune liste de surveillance.

Saluant sur X la décision du président du Conseil, le député indépendant Adib Abdel Massih l'a considérée comme une « étape courageuse pour le respect des libertés et de la préservation de la dignité des citoyens, en particulier celle des habitants du Nord, qui ont été victimes d’injustice à travers ces listes sans procès ».

Le Premier ministre Nawaf Salam a appelé les « services de sécurité et forces armées » à « immédiatement (...) annuler tous les avis de recherche et les listes de surveillance » émis sans décisions judiciaires, soit des « listes noires » d'individus qui ne sont pas fondées sur des décisions de justice, dans une note gouvernementale envoyée mercredi aux institutions concernées.Cette lettre a ainsi été transmise à l'armée, via le ministère de la Défense, aux Forces de sécurité intérieure et à la Sûreté générale, via le ministre de l'Intérieur, aux douanes, via le ministère des Finances et à la sécurité de l'État, via le Conseil supérieur de défense.Pas d'arrestation sans notification officielle, mandat d'arrêt ou avis de rechercheNawaf Salam appelle dans son texte à « suspendre...
commentaires (9)

En paroles et pour les médias… attendons l’application… D’ailleurs, nous attendons TOUJOURS, le démantèlement des structures militaires, bancaires, logistiques, télécommunications du Hezbollah… faut pas que LUI AUSSI nous dise « MA KHALLOUNA » .. !!!!!! Les libanais pour la plupart attendent de lui cette démarche qui n’est pas encore appliquée ( ni même prévue sur son agenda) !!! Reveillez-vous M SALAM, demandez l’aide des arabes, de l’occident de qui vous voulez pour forcer l’Iran de remettre ses armes et structures créées au liban par le biais de leurs mercenaires du Hezbollah.

LE FRANCOPHONE

16 h 05, le 07 juin 2025

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Commentaires (9)

  • En paroles et pour les médias… attendons l’application… D’ailleurs, nous attendons TOUJOURS, le démantèlement des structures militaires, bancaires, logistiques, télécommunications du Hezbollah… faut pas que LUI AUSSI nous dise « MA KHALLOUNA » .. !!!!!! Les libanais pour la plupart attendent de lui cette démarche qui n’est pas encore appliquée ( ni même prévue sur son agenda) !!! Reveillez-vous M SALAM, demandez l’aide des arabes, de l’occident de qui vous voulez pour forcer l’Iran de remettre ses armes et structures créées au liban par le biais de leurs mercenaires du Hezbollah.

    LE FRANCOPHONE

    16 h 05, le 07 juin 2025

  • Bon point MR Salam Nous attendrions encore et encore l’agenda de désarmement de ce milice

    William SEMAAN

    14 h 38, le 07 juin 2025

  • Les services responsables de la sécurité de notre pays n’ont pas besoin de liste noire pour arrêter les personnes responsables de collaboration avec l’ennemi qui ont permis d’envahir notre pays en déclenchant une guerre destructrice contre la volonté des libanais et de son autorité officielle. On se demande pourquoi aucun mandat d’arrêt n’a toujours pas été lancé à ces fossoyeurs pour détention d’armes illégales offertes par un pays étranger pour mener des opérations de terrorisme pour anéantir notre pays. Ils n’ont pas besoin de leur approbation ni de négociations pour sauver notre pays.

    Sissi zayyat

    11 h 08, le 07 juin 2025

  • comment faire appliquer ces requetes officielles? tres simple, sanctionner tres severement quiconque aurait donne instructions de "suivre" ou arreter ou encore emettre un avis de recherche d' une personne , hors les normes de la loi !

    L’acidulé

    09 h 43, le 07 juin 2025

  • Bravo pour cette décision courageuse. Ces listes ont dû être établies du temps de la dictature du hezbollah, qui sanctionnait tous ceux qui osaient le contredire. Si elles servaient à attrapper les collaborateurs avec Israël on n’aurait pas eu cette foule d’éspions au sein même du hezbollah.

    Goraieb Nada

    06 h 29, le 07 juin 2025

  • La maladie Arabe des "Moukhabarat" pour qui les plus grands criminels ne sont pas les assassins (raison d'etat oblige) mais les opposants politiques. Pays en voie de sous-developpement....

    Michel Trad

    22 h 30, le 06 juin 2025

  • Visiblement il a la vie dure le Deep State collabo de Hezballah si depuis 2014 rien n'a eu lieu. Chapeau l'Etat de Droit. Chapeau la sincérité de la demi douzaine de chefs de gouvernement, de ministres de l'intérieur et de la justice.

    Moi

    18 h 03, le 06 juin 2025

  • Bravo.. j'espère que ca continuera dans cette direction, la fin de l'état policier Hezbollahi

    Aboumatta

    17 h 00, le 06 juin 2025

  • Ces listes n’ont jamais empêchés les sionistes et leurs sous traitants de rentrer au Liban.

    Marie elise Loubic

    16 h 36, le 06 juin 2025

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