Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre égyptien des affaires étrangères au Caire, le 2 juin 2025. Photo AFP
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a discuté mercredi avec les dirigeants syriens de « la possibilité de développer l'énergie nucléaire », lors de sa première visite à Damas depuis la chute de Bachar el-Assad. M Grossi, qui a rencontré le président Ahmad el-Chareh et le ministre des Affaires étrangères Assaad el-Chaibani, a « salué le courage (de M. Chareh) et sa coopération en toute transparence pour clore un chapitre du passé syrien », dans un message sur X.
L'AIEA a exhorté à plusieurs reprises par le passé la Syrie à une pleine coopération au sujet de l'existence présumée d'un réacteur nucléaire sur le site désertique de Deir ez-Zor, dans l'est de la Syrie.
L'AIEA et la Syrie vont également « commencer à explorer la possibilité d'une énergie nucléaire en Syrie », a-t-il ajouté. « Notre coopération est essentielle pour résoudre les questions en suspens et se concentrer sur l'aide indispensable que l'AIEA peut apporter à la Syrie dans les domaines de la santé et de l'agriculture », a-t-il mis en avant.
En 2018, Israël avait reconnu avoir mené en 2007 un raid aérien ultrasecret contre ce qu'il a qualifié de réacteur nucléaire en construction sur ce site. La Syrie avait nié l'existence d'un tel projet.
M. Grossi s'était rendu à Damas en mars dernier pour rencontrer le président Bachar el-Assad - avant sa chute en décembre, afin, avait-il expliqué de demander la coopération de la Syrie pour « vérifier les matières et les installations nucléaires ».


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