Le général Diodato Abagnara, alors commandant du secteur ouest de la Finul, lors d'une rencontre avec une équipe de football féminine du Liban-Sud, à Tayr Debba, le 26 mars 2019. Photo tirée du site de la Finul.
L’ONU a annoncé, mercredi, la nomination du général de division italien Diodato Abagnara au poste de Chef de mission et Commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
L’annonce a été faite par le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, qui a précisé que le Secrétaire général António Guterres avait choisi le général Abagnara pour succéder au Lieutenant-général espagnol Aroldo Lázaro Sáenz, qui quitte ses fonctions après avoir dirigé la mission dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. M. Guterres a exprimé sa reconnaissance pour son engagement et son leadership.
Connaissance du Liban
Le général Abagnara, qui compte plus de 36 ans de service au sein des forces armées italiennes, connaît bien la mission de l'ONU au Liban. Il a commandé le Secteur Ouest de la Finul entre 2018 et 2019 et présidait récemment le Comité militaire technique pour le Liban (MTC4L), chargé de la coordination avec l'armée libanaise.
Il a également occupé plusieurs postes de commandement et de planification stratégique, notamment en tant que chef de la division du personnel à l'état-major de la Défense, commandant de brigade, et conseiller spécial du Chef d’état-major.
Titulaire de quatre licences universitaires (en sciences politiques, relations internationales, gestion d’entreprise et sciences stratégiques) ainsi que six maîtrises, notamment en droit, cybersécurité, renseignement et transformation numérique du leadership, le général Abagnara parle italien, anglais, français et espagnol.
Sa nomination intervient alors que la Finul tente de maintenir la stabilité dans le sud du Liban. Le cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024 après plus d'un an de guerre entre Israël et le Hezbollah demeure fragile, l'armée israélienne procédant à des frappes quasi-quotidiennes au Liban et y maintenant une présence dans cinq points qu'elle juge « stratégiques ». Jeudi dernier, le général Lázaro, a souligné que « la situation le long de la Ligne bleue demeure tendue et imprévisible, avec des violations répétées et des risques d’escalade aux conséquences imprévisibles ».

