La présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen porte sa médaille après avoir reçu le prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle 2025 (Karlspreis), le 29 mai 2025 à Aix-la-Chapelle, dans l'ouest de l'Allemagne. Photo AFP/THILO SCHMUELGEN
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a eu lundi à Berlin un entretien avec le sénateur républicain Lindsey Graham, favorable à des sanctions drastiques contre la Russie. « La présidente von der Leyen a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham pour discuter de la coordination entre l'UE et les États-Unis sur les sanctions » contre la Russie, a indiqué la Commission européenne.
M. Graham pousse au Congrès à l'adoption de sanctions dites « secondaires » extrêmement dures, avec notamment 500% de droits de douane sur les pays qui importent des hydrocarbures et matières premières russes. L'UE prépare de son côté un 18e « paquet » de sanctions contre la Russie, qui cible les revenus énergétiques, le secteur financier russe et prévoit un « abaissement du plafond des prix du pétrole » exporté par la Russie, selon le communiqué de la Commission.
« Ces mesures, combinées à celles des États-Unis, renforceraient considérablement l'impact commun de nos sanctions », a déclaré Mme von der Leyen. Les pays du G7 ont fixé un prix de vente maximum de 60 dollars le baril de pétrole russe pour tenter de réduire les revenus tirés par Moscou des exportations de brut. Mais ce prix est désormais celui du marché international et les Occidentaux cherchent désormais à le réduire.
M. Graham a été reçu samedi à Paris avec un autre sénateur américain favorable à ces sanctions, le démocrate Richard Blumenthal, par les ministres français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et des Finances Eric Lombard. Des discussions sont prévues lundi entre des délégations russe et ukrainienne à Istanbul. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé lundi qu'en cas d'échec de ces nouveaux pourparlers, après une première session en mai, de « nouvelles fortes sanctions » seront nécessaires de la part des Etats-Unis et de l'Union européenne.


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