Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (2e droite), le ministre saoudien des Affaires étrangères Fyçaal bin Farhan al-Saoud (2e gauche), le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi (en haut au centre), et le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty (en bas au centre) s'entretiennent lors d'une réunion au Quai d'Orsay, au ministère français des Affaires étrangères, à Paris, le 23 mai 2025. Photo : Teresa Suarez / AFP
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane al-Saoud, a déclaré que le refus du gouvernement israélien d'autoriser une délégation de ministres arabes à se rendre en Cisjordanie occupée témoignait de son « extrémisme et de son rejet de la paix ».
Il a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse conjointe à Amman avec ses homologues de Jordanie, d'Égypte et de Bahreïn, après leur réunion dans le cadre d'un groupe de contact arabe qui allait rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah.
« Le refus d'Israël d'autoriser la visite du comité en Cisjordanie incarne et confirme son extrémisme et son refus de toute tentative sérieuse de trouver une voie pacifique... Cela renforce notre volonté de redoubler d'efforts diplomatiques au sein de la communauté internationale pour faire face à cette arrogance », a déclaré le ministre saoudien.
Samedi, Israël a déclaré qu'il n'autoriserait pas la tenue d'une réunion prévue dimanche, à laquelle auraient participé des ministres de Jordanie, d'Égypte, d'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis, selon des responsables de l'Autorité palestinienne. La visite de M. Ben Farhane en Cisjordanie aurait été la première visite de ce type d'un haut responsable saoudien de mémoire récente.
« Réunion provocatrice »
Un responsable israélien a déclaré que les ministres avaient l'intention de participer à une « réunion provocatrice » pour discuter de la promotion de la création d'un État palestinien. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a déclaré que le blocage de ce voyage était un nouvel exemple de la manière dont Israël « tuait toute chance d'un règlement israélo-arabe juste et global ».
Une conférence internationale, coprésidée par la France et l'Arabie saoudite, doit se tenir à New York du 17 au 20 juin pour discuter de la question de la création d'un État palestinien. De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré que la conférence porterait sur les mesures de sécurité à prendre après un cessez-le-feu à Gaza et sur les plans de reconstruction afin de garantir que les Palestiniens restent sur leurs terres et de déjouer tout projet israélien visant à les expulser.
Israël est soumis à une pression croissante de la part des Nations unies et des pays européens, qui sont favorables à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien, dans le cadre de laquelle un État palestinien indépendant existerait aux côtés d'Israël.
Cet article est une traduction d'une dépêche publiée par l'agence Reuters.


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