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Dernières Infos - Yémen

Les rebelles appelés à libérer des employés de l'ONU et d'ONG locales


Des Yéménites brandissent des armes alors qu'ils assistent aux funérailles de personnes tuées lors de frappes américaines la semaine précédente, à Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les Huthis, le 1er mai 2025. Photo AFP / MOHAMMED HUWAIS

Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont appelé vendredi les rebelles houthis au Yémen à libérer des dizaines d'employés de l'ONU et d'organisations locales après près d'un an de « détention arbitraire ». Cette détention de personnes travaillant dans le secteur humanitaire a un « impact direct sur la livraison des aides vitales » dans un pays plongé dans une grave crise humanitaire depuis plus d'une décennie, ont prévenu les deux organisations de défense des droits humains dans un communiqué conjoint. 

Depuis mai 2024, les houthis ont mené plusieurs vagues d'arrestations dans les régions sous leur contrôle, visant des membres du personnel de l'ONU ainsi que des employés d'organisations humanitaires locales et internationales. Ces arrestations ont poussé l'ONU à limiter les déplacements de son personnel et à suspendre ses activités dans certaines régions. 

Les houthis, soutenus par l'Iran, avaient invoqué à l'époque l'existence d'un « réseau d'espionnage américano-israélien » opérant sous couvert d'organisations humanitaires, des accusations fermement rejetées par l'ONU. Depuis, seules sept personnes ont été relâchées, tandis qu'au moins une cinquantaine restent détenues « sans accès (...) à des avocats ou à leur famille, et sans inculpation », dénonce le communiqué des ONG, en appelant le groupe à les libérer « immédiatement et inconditionnellement ». 

« Il est choquant que la plupart de ces membres du personnel de l'ONU et de la société civile aient maintenant passé presque un an en détention arbitraire pour avoir simplement fait leur travail », a souligné Diala Haidar, chercheuse sur le Yémen à Amnesty International. Les houthis devraient au contraire « faciliter le travail des employés des organisations humanitaires et le flux des aides », a souligné pour sa part Niku Jafarnia, de Human Rights Watch. 

Selon les deux organisations, les arrestations menées par les houthis s'inscrivent dans une campagne plus large visant la société civile dans les zones contrôlées par le mouvement qui s'est emparé à partir de 2014 de la capitale Sanaa et de vastes régions du pays. 

Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont appelé vendredi les rebelles houthis au Yémen à libérer des dizaines d'employés de l'ONU et d'organisations locales après près d'un an de « détention arbitraire ». Cette détention de personnes travaillant dans le secteur humanitaire a un « impact direct sur la livraison des aides vitales » dans un pays plongé dans une grave crise humanitaire depuis plus d'une décennie, ont prévenu les deux organisations de défense des droits humains dans un communiqué conjoint. Depuis mai 2024, les houthis ont mené plusieurs vagues d'arrestations dans les régions sous leur contrôle, visant des membres du personnel de l'ONU ainsi que des employés d'organisations humanitaires locales et internationales. Ces arrestations ont poussé l'ONU à...