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Politique - Liban-Sud

« La situation le long de la Ligne bleue demeure tendue et imprévisible », selon le chef de la Finul

Aroldo Lázaro s'est félicité du « déploiement renforcé de soldats de l’armée libanaise dans le Sud ».

« La situation le long de la Ligne bleue demeure tendue et imprévisible », selon le chef de la Finul

Une patrouille de la Finul a été brièvement arrêtée à Chaqra (caza de Bint Jbeil) par des habitants, le mardi 20 mai 2025, avant que l'arrivée de l'armée libanaise permette aux Casques bleus de poursuivre leur chemin. Photo obtenue par notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah.

Le chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Aroldo Lázaro, a déclaré jeudi que « la situation le long de la Ligne bleue demeurait tendue et imprévisible », à l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus, qui se tient tous les 29 mai depuis 2002.

Dans un communiqué, le responsable a souligné que « la situation le long de la Ligne bleue demeure tendue et imprévisible, avec des violations répétées et des risques d’escalade aux conséquences imprévisibles », estimant que « grâce aux mécanismes de liaison et de coordination (de la Finul), nous offrons un canal de dialogue et de désescalade, et contribuons à poser les bases d’une éventuelle solution ». Il a aussi noté que « le chemin vers la paix dans le sud du Liban est politique ». 

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Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah le 27 novembre 2024, il y a plus de six mois, l'armée israélienne bombarde presque quotidiennement le Liban-Sud, a tué au moins 165 personnes, dont 70 civils selon l’ONU, et occupe encore cinq points au Liban-Sud, en violation de l'accord, inspiré de la résolution 1701 de l'ONU (2006).

« Nous devons tous œuvrer ensemble pour créer les conditions favorables à une solution durable et à long terme », a plaidé Aroldo Lázaro.

Déploiement de l'armée libanaise dans le Sud 

« L’une des étapes importantes de ces derniers mois a été le déploiement renforcé de soldats de l’armée libanaise dans le sud. Leur présence, en tant que seul garant de l’autorité et de la sécurité de l’État, doit être préservée, et c’est pourquoi l’aide des partenaires internationaux doit être maintenue », a encore déclaré le chef des Casques bleus.

Au Liban-Sud, la Finul aide l'armée libanaise à démanteler les infrastructures du Hezbollah. Il y a deux semaines, la force onusienne avait affirmé avoir découvert plus de 225 caches d'armes. Dans ce cadre, elle est régulièrement prise à partie par des habitants, lui reprochant de se déplacer sans la troupe. 

Le général Lázaro a enfin rendu hommage aux Casques bleus morts durant leur mission. Selon le communiqué, « plus de 4 400 soldats de la paix de l’ONU ont perdu la vie au cours de missions à travers le monde depuis 1948, dont plus de 330 depuis la création de la Finul en 1978 ». « Leur héritage reste le fondement de cette mission et continuera d’inspirer tous ceux qui portent le casque bleu » a-t-il déclaré. 

Avant de conclure : « Alors que nous célébrons le 77e anniversaire des opérations de maintien de la paix des Nations unies, renouvelons également notre engagement commun en faveur d’un avenir plus pacifique, pour le sud du Liban, pour la région, et pour tous les conflits où les Nations unies œuvrent à instaurer la paix ».

Le chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Aroldo Lázaro, a déclaré jeudi que « la situation le long de la Ligne bleue demeurait tendue et imprévisible », à l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus, qui se tient tous les 29 mai depuis 2002.Dans un communiqué, le responsable a souligné que « la situation le long de la Ligne bleue demeure tendue et imprévisible, avec des violations répétées et des risques d’escalade aux conséquences imprévisibles », estimant que « grâce aux mécanismes de liaison et de coordination (de la Finul), nous offrons un canal de dialogue et de désescalade, et contribuons à poser les bases d’une éventuelle solution ». Il a aussi noté que « le chemin vers la paix dans le sud du Liban est politique ».  Lire aussi Prise à partie...
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