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Dernières Infos - Egypte

Des experts de l'ONU demandent la libération immédiate d’Alaa Abd el-Fattah

Une femme tenant une pancarte appelant à la libération du militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah lors d'une manifestation à Dubaï, le 9 décembre 2023. Photo d'illustration AFP

Un comité d'experts de l'ONU a dénoncé la « détention arbitraire » du militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, en grève de la faim depuis le 1er mars et appelé à sa libération immédiate,dans un rapport publié mercredi par sa famille.

Arrêté en 2019 pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook faisant état de torture dans les prisons égyptiennes, Abdel Fattah a été condamné deux ans plus tard à cinq ans de prison.

« L’écrivain britannico-égyptien Alaa Abd el-Fattah est détenu de manière arbitraire en Égypte », a estimé le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) dans ce rapport publié par sa famille.

Les experts indépendants pointent notamment l’absence de mandat d'arrêt, le non-respect de sa liberté d’expression et l’absence de procès équitable. Leur rapport appelle le gouvernement égyptien à « agir sans délai », à le « libérer immédiatement » et à lui accorder « des compensations conformes aux lois internationales ».

« Le Groupe de travail de l’ONU a rendu une décision claire et sans équivoque », a réagi son avocat, Me Can Yeğinsu.

« Alaa Abd el-Fattah n’aurait jamais dû être emprisonné et ne devrait pas passer une minute de plus derrière les barreaux », a pour sa part déclaré la directrice de Reporters Sans Frontières (RSF) Fiona O'Brien dans un communiqué.

Détenu à la prison de Wadi al-Natroun, le militant est en grève de la faim depuis le 1er mars, après avoir appris l’hospitalisation à Londres de sa mère, Laila Soueif, elle-même en grève de la faim depuis le 29 septembre, date théorique de sa fin de peine.

Laila Soueif, 69 ans, a repris la semaine dernière une grève de la faim totale après l'avoir allégé pendant deux mois.

Considéré comme un symbole des prisonniers politiques égyptiens, le militant a passé la majeure partie de la dernière décennie derrière les barreaux.

La publication du rapport du GTDA intervient quelques jours après que le chef du gouvernement britannique a « insisté pour la libération urgente » de l'opposant dans un échange téléphonique avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Des groupes de défense des droits de l'homme et des politiciens ont appelé le président Sissi à lui accorder une grâce.

En 2022, M. Sissi avait relancé un comité de grâce présidentielle qui a permis la libération d'un certain nombre de prisonniers politiques de premier plan, dont un avocat de M. Abdel Fattah, Mohamed al-Baqer.



Un comité d'experts de l'ONU a dénoncé la « détention arbitraire » du militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, en grève de la faim depuis le 1er mars et appelé à sa libération immédiate,dans un rapport publié mercredi par sa famille.Arrêté en 2019 pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook faisant état de torture dans les prisons égyptiennes, Abdel Fattah a été condamné deux ans plus tard à cinq ans de prison.« L’écrivain britannico-égyptien Alaa Abd el-Fattah est détenu de manière arbitraire en Égypte », a estimé le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) dans ce rapport publié par sa famille.Les experts indépendants pointent notamment l’absence de mandat d'arrêt, le non-respect de...