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Dernières Infos - Tensions

Téhéran se saisit du cas d'un religieux iranien détenu en Arabie saoudite

Un drapeau iranien. Photo d'illustration AFP

Les autorités iraniennes se sont saisies du cas d'un dignitaire religieux iranien, arrêté pendant le pèlerinage annuel du hajj en Arabie saoudite en raison de virulentes critiques à l'encontre des dirigeants du royaume, selon les médias locaux.

Gholamreza Ghasemian, figure religieuse en Iran, a été arrêté lundi après la diffusion d'une vidéo en ligne, où on le voit accuser le gouvernement saoudien d'avoir fait de La Mecque « un lieu de maisons de jeu, de centres de débauche et de concerts obscènes », a rapporté l'agence de presse iranienne Isna.

Les autorités saoudiennes n'ont pas confirmé l'arrestation.

Le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Asghar Jahangir, a exigé mardi la libération du religieux, qualifiant son arrestation « d'injustifiée et illégale », tout en ajoutant que les remarques incriminées reflétaient ses opinions personnelles.

Cité par l'Isna, Alireza Bayat, le chef de l'organisation iranienne du hajj, a indiqué mercredi que des responsables iraniens avaient tenu trois rencontres consulaires avec le dignitaire arrêté, en coordination avec l'ambassade et le consulat iranien à Djeddah.

Abdolfattah Navvab, le représentant du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei pour les affaires du hajj et du pèlerinage, a également affirmé que le dignitaire avait exprimé une « opinion personnelle ».

« Nous espérons que les honorables autorités du pays hôte (...) lui permettront de terminer son pèlerinage et rentrer chez lui », a-t-il ajouté.

« L'Iran condamne sans équivoque toute tentative de nuire à l'unité musulmane, en particulier dans l'atmosphère spirituelle du hajj », avait écrit mardi soir sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, mais sans mentionner le cas du religieux.

« Nous sommes déterminés à ne permettre à personne de saboter les relations avec nos voisins fraternels », y compris l'Arabie saoudite, avait-il ajouté.

L'Iran et l'Arabie saoudite ont rétabli en 2023, grâce à un accord de rapprochement négocié par la Chine, leurs relations diplomatiques.

Ryad les avait rompues en 2016 après une attaque de son ambassade à Téhéran par des manifestants protestant contre l'exécution du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr dans le royaume.



Les autorités iraniennes se sont saisies du cas d'un dignitaire religieux iranien, arrêté pendant le pèlerinage annuel du hajj en Arabie saoudite en raison de virulentes critiques à l'encontre des dirigeants du royaume, selon les médias locaux. Gholamreza Ghasemian, figure religieuse en Iran, a été arrêté lundi après la diffusion d'une vidéo en ligne, où on le voit accuser le gouvernement saoudien d'avoir fait de La Mecque « un lieu de maisons de jeu, de centres de débauche et de concerts obscènes », a rapporté l'agence de presse iranienne Isna. Les autorités saoudiennes n'ont pas confirmé l'arrestation. Le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Asghar Jahangir, a exigé mardi la libération du religieux, qualifiant son arrestation « d'injustifiée et illégale », tout en ajoutant que les remarques...