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Bayrou refuse de faire de l'islam « un sujet de fixation »


Le Premier ministre français François Bayrou lors d'une visite des Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, le 26 mai 2025. Photo Damien MEYER / AFP

Le Premier ministre français a refusé mardi de faire de l'islam « un sujet de fixation » et de « surenchère » régalienne alors que certains de ses ministres et d'autres responsables du camp présidentiel rivalisent de propositions contre l'islamisme.

« Je n'ai pas envie de faire de l'islam un sujet de fixation de la société française. Je sais que c'est la mode. Je sais que ça a probablement du succès dans un certain nombre de cercles, mais nous devons vivre ensemble », a affirmé François Bayrou sur BFMTV/RMC. « Il ne faut pas perpétuellement se livrer à des surenchères qui dressent les Français les uns contre les autres et Dieu sait que ces temps-ci, les ondes sont plutôt saturées de ce genre de surenchère », a-t-il déploré. François Bayrou a ciblé en particulier la proposition du patron de Renaissance, l'ex-Premier ministre Gabriel Attal, d'interdire le voile pour les filles de moins de quinze ans, assurant ne pas savoir « ce que ça veut dire ». « Comment vous faites ? Ça veut dire que dans la rue, les policiers disent à une jeune fille +Montrez-moi votre carte d'identité pour savoir si vous avez l'âge+ ? », s'est-il interrogé. « Je ne comprends pas comment on peut pratiquement poser cette question », a-t-il insisté. « Sur des sujets d'irritation et de montée des tensions, je ne crois pas que ce soit de cette manière qu'on puisse traiter de la question de la vie en commun, des différentes communautés et différentes sensibilités religieuses en France », a-t-il estimé. En France, « les athées, les chrétiens, les musulmans, les juifs, les bouddhistes (...), nous allons devoir vivre ensemble », a-t-il ajouté.

La France est en pleine réflexion sur la place et l'organisation de l'islam, alors que la population de confession ou de tradition musulmane a très fortement augmenté depuis l'après-guerre sur son territoire métropolitain, pour atteindre près de 9% de la population. Dans cet État laïc, où l'Église et l'État sont séparés depuis 1905, tout signe religieux ostentatoire, notamment le voile islamique, est interdit pour les fonctionnaires et à l'école, pour les élèves également. C'est un sujet de crispation pour la société française, régulièrement alimenté par des cas concrets comme le port du voile dans le sport, ou la remise en cause de certains programmes scolaires.

Le Premier ministre français a refusé mardi de faire de l'islam « un sujet de fixation » et de « surenchère » régalienne alors que certains de ses ministres et d'autres responsables du camp présidentiel rivalisent de propositions contre l'islamisme.« Je n'ai pas envie de faire de l'islam un sujet de fixation de la société française. Je sais que c'est la mode. Je sais que ça a probablement du succès dans un certain nombre de cercles, mais nous devons vivre ensemble », a affirmé François Bayrou sur BFMTV/RMC. « Il ne faut pas perpétuellement se livrer à des surenchères qui dressent les Français les uns contre les autres et Dieu sait que ces temps-ci, les ondes sont plutôt saturées de ce genre de surenchère », a-t-il déploré. François Bayrou a ciblé en particulier la proposition du...