Le véhicule de la Finul arrêté à Laylaké, dans la banlieue-sud de Beyrouth, le lundi 26 mai 2025. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah
Un véhicule de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été arrêté une fois de plus par un groupe d'habitants mardi, cette fois-ci dans la banlieue-sud de Beyrouth dans le quartier de Laylaké. Il s'agit du premier incident entre les habitants et la Finul près de la capitale, depuis l'incendie d'un autre véhicule sur une route bloquée par des partisans du Hezbollah près de Beyrouth mi-février, dans le cadre des protestations contre une décision d'interdire l'atterrissage de deux avions iraniens.
Le véhicule de type 4x4, qui n’appartenait à aucun convoi, serait entré dans ce quartier par erreur en raison d’un dysfonctionnement du GPS, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.
« Il arrive au conducteur de se tromper de direction, surtout lorsque les systèmes GPS ne sont pas précis à 100 %. Certaines zones, en particulier autour de l’aéroport, sont difficilement repérables, et des erreurs peuvent survenir », a reconnu auprès de L'Orient-Le Jour le porte-parole des Casques bleus, Andra Tenenti.
Il a expliqué que les « troupes doivent pouvoir se déplacer librement du sud vers le nord pour atteindre l’aéroport ou d’autres zones où nous devons mener nos activités en dehors de la zone d’opérations au Liban-Sud. » Avant de préciser : « Cela peut être lié à des déplacements vers le port, l’aéroport, nos bureaux à Baabda, des réunions avec les autorités, l'armée libanaise, etc. Notre liberté de mouvement doit être garantie. »
La résolution 1701, adoptée après la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël, a considérablement élargi les prérogatives de la Finul, présente au Liban-Sud depuis 1978. Cette résolution sert de cadre à l'accord de cessez-le-feu signé le 27 novembre 2024 entre le Liban et l'État hébreu.
Les patrouilles de la Finul ont été régulièrement arrêtés au cours de ce mois dans différentes régions au Liban-Sud. Les habitants reprochent à la force onusienne, qui aide l'armée libanaise au sud du Litani à démanteler l'infrastructure du Hezbollah, de se déplacer sans la troupe. La Finul argue de son droit à se déplacer librement. Théoriquement, la force onusienne peut se déplacer de manière indépendante « dans les secteurs où ses forces sont déployées » (article 12 de la résolution 1701 de l’ONU), au sud du Litani.



Ils se demandent encore pourquoi personne ne vole à leur secours et ne veut les aider? Ils donnent le bâton à tous ceux qui veulent les sauver pour se faire taper avec. On ne peut pas réclamer la reconstruction et le retour à la paix si certains d’entre tentent pat tous les moyens de bloquer toute issue à la voix de la paix et de la prospérité de leur pays. Qu’ils ne viennent pas se plaindre de ne pas avoir de toits sur leur tête.
13 h 19, le 27 mai 2025