Le Premier ministre libanais Nawaf Salam à Baabda, le 29 janvier 2025. Photo tirée du compte X de la présidence de la République
Le Premier ministre, Nawaf Salam, a estimé dimanche que « la joie de la libération restera incomplète tant que toutes nos terres ne seront pas libérées de l'occupation israélienne », assurant que le pays a le droit de se défendre face aux agressions, à l’occasion de la 25e commémoration de la fête de la Résistance et de la Libération (25 mai), date du retrait en 2000 des forces israéliennes de la bande frontalière qu’elles occupaient au Liban-Sud. Plusieurs autres responsables, notamment des proches du Hezbollah, ont insisté pour leur part à cette occasion sur l'importance de la « résistance » pour faire face à l'Etat hébreu.
Dans une publication sur X, M. Salam a réitéré l’engagement de son gouvernement, « tel qu’énoncé dans la déclaration ministérielle », « de prendre toutes les mesures requises pour libérer l’ensemble des territoires libanais occupés et étendre la souveraineté de l’État sur toutes ses terres, par ses propres moyens, conformément à l’accord de Taëf ». Il a rappelé « le droit du Liban à la légitime défense en cas d’agression, conformément à la Charte des Nations unies » tout en mentionnant « la reconstruction de ce que l’agression israélienne a détruit, par la mobilisation du soutien arabe et international en vue d’y parvenir. »
Malgré l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël conclu en novembre 2024, qui a mis un terme à plus de treize mois de guerre entre les deux belligérants, l'État hébreu poursuit ses frappes quotidiennes et occupe encore cinq zones dans le territoire libanais. Les bombardements et les tirs quotidiens ont tué plus de 160 personnes depuis novembre, selon notre décompte.
« Nous sommes à un moment historique », selon Kabalan
S'exprimant lors d'une cérémonie funéraire à Temnine el-Tahta (Baalbeck), le mufti jaafarite Ahmad Kabalan a appelé, à l'occasion du 25 mai, à « une politique de défense à la hauteur des plus grandes victoires de la résistance ». « Un Liban sans les armes de la résistance ne serait rien d’autre qu’une colonie israélienne », a-t-il lancé. « La résistance et l’armée sont la plus haute garantie de souveraineté pour le Liban. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une politique de défense à la hauteur des plus grandes victoires de la résistance depuis 1982 », a ajouté le dignitaire chiite, connu pour sa proximité avec le Hezbollah.
« Nous sommes à un moment historique dans un contexte régional et national d’une extrême complexité, sous l’œil des puissances régionales et internationales qui cherchent à frapper le cœur de ceux qui ont vaincu l’occupation israélienne et le projet américain, ce même projet qui, depuis l’invasion israélienne, a tenté de judaïser, de sioniser et de liquider le Liban », a poursuivi le religieux. « Celui qui tient à ce pays ne se soumet ni aux Américains ni à quiconque », a-t-il encore dit.
Dans un message adressé dimanche aux Libanais, le chef du Parlement, Nabih Berry, a exprimé pour sa part sa « gratitude à ceux qui ont répondu à l’appel de la terre et de l’homme il y a 25 ans, et ont offert ce qu’ils possédaient de plus précieux en défense de la patrie et de sa souveraineté ». Il a également remercié les habitants du Sud pour leur « constance inébranlable et leur engagement profond », au lendemain des élections municipales qui ont été clôturées samedi par le vote au Liban-Sud et à Nabatiyé.
« Victoires de la résistance »
Le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), cheikh Ali el-Khatib, a quant à lui rendu hommage à « tous les martyrs et les résistants qui ont permis la victoire du 25 mai 2000 ». « Notre peuple a prouvé son attachement à sa terre, quels qu’en soient les sacrifices. Toutes les tentatives de l’ennemi pour effacer de la mémoire les victoires de la résistance, notamment celle du 25 mai, ont échoué. Ces efforts visent à instiller un sentiment de défaite dans le cœur du public de la résistance. Or, vous les avez déjoués », a-t-il déclaré.
Le cheikh Khatib a exprimé sa satisfaction quant au déroulement des municipales au Liban-Sud, saluant des électeurs qui ont prouvé qu'ils étaient « à la hauteur des responsabilités nationales et attachés à la terre, malgré les conditions difficiles à cause de l’agression israélienne brutale. »
L'ancien directeur de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, a de son côté indiqué accueillir la fête de la Résistance et de la Libération, « le cœur en deuil, pour ceux que nous avons perdus et pour les localités dévastées par les flammes, tandis que l’occupation israélienne demeure dans des positions libanaises ». Pour M. Ibrahim, le 25 mai est « un appel pressant à placer la reconstruction du Sud et de toutes les régions sinistrées au cœur des priorités de l’État, à travers un plan national clair et des démarches concrètes garantissant aux Libanais un retour digne et une reconstruction durable ».
L'ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a pour sa part salué, dans une publication sur X, «le Sud blessé qui résiste et Jabal Amel qui patiente à travers l'histoire du Liban», reprenant le nom donné anciennement au Liban-Sud.
Le mouvement Amal a pour sa part loué dans un communiqué « la résistance des Libanais et leurs sacrifices qui a permis de libérer la terre et de préserver la souveraineté nationale ». « La fête de la Résistance et de la Libération est commémorée cette année après une guerre israélienne destructrice (...) dans une tentative israélienne de saper les exploits des Libanais qui ont libéré la plupart de leurs terres de l'occupation », indique Amal.
« Le retrait de l'occupant israélien de la plupart des terres libanaises le 25 mai 2000 est un acte souverain (...) Il n'a jamais été et ne sera jamais la victoire d'un Libanais sur un autre, mais une victoire pour le Liban et tous les Libanais », souligne le communiqué.
Le mouvement Amal a par ailleurs appelé à faire face aux hostilités israéliennes qui se poursuivent depuis la mise en place du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024. « Il faut faire pression sur la communauté internationale et les pays qui ont parrainé le cessez-le-feu pour obliger Israël a cesser ses crimes et imposer son retrait du territoire libanais », explique-t-il.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l'État hébreu continue de frapper presque quotidiennement le Sud, faisant 164 tués selon notre décompte. Il a également maintenu des troupes sur cinq positions au Liban-Sud, qu'il a qualifiées de stratégiques.




Kabalan persiste et signe sans aucune honte qu'il est a la solde de l'Iran comme le faisait d'ailleurs Hassouna. Sa résistance n'en était pas une, sa cause n’était, n'est et ne sera jamais celle du Liban. La présence de son soutient le Hezbollah est illégale et anticonstitutionnelle. Mr Salam, représentant la légalité, aurait mieux fait de se taire et de se faire discret. On ne soutient pas les faits d'une organisation terroriste qui ne reconnait pas l’état. Idem pour tout ceux qui prétendent soutenir ce gouvernement, ils ont perdu une occasion en or de la fermer!
09 h 54, le 26 mai 2025