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Dernières Infos - Espionnage

L'Iran assure qu'un détenu irano-suédois condamné à mort reçoit des soins


La ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 4 avril 2025. NICOLAS TUCAT/AFP

L'Iran a assuré samedi qu'un universitaire irano-suédois condamné à mort, Ahmadreza Jalali, bénéficiait de soins médicaux, après que la Suède a réclamé sa libération immédiate à la suite d'informations selon lesquelles il aurait eu une crise cardiaque.

Dans un message publié sur X, sans citer nommément M. Jalali, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que « malgré la gravité des infractions commises par le condamné, celui-ci dispose, comme les autres détenus, d'un accès aux soins médicaux ». 

Arrêté en 2016, Ahmadreza Jalali a été condamné à mort l'année suivante pour espionnage, puis a obtenu la nationalité suédoise en détention. Vendredi, son épouse, Vida Mehrannia, a indiqué sur X qu'il avait eu une crise cardiaque à la prison d'Evine, à Téhéran. « Après neuf années de souffrance, sa santé se dégrade rapidement. Sa vie est en danger immédiat et il doit recevoir des soins appropriés sans délai », a-t-elle déclaré, appelant les autorités suédoises à « tout faire pour obtenir sa libération immédiate ». 

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a affirmé vendredi avoir évoqué le cas avec son homologue iranien, réclamant que M. Jalali « bénéficie immédiatement des soins spécialisés dont il a besoin ». Elle a également insisté sur la nécessité de sa libération « pour des raisons humanitaires, afin qu'il puisse retrouver sa famille ».

Dans son message samedi, Abbas Araghchi a répondu: « plutôt que de continuer dans une impasse, j'invite ma collègue suédoise @MariaStenergard à reconsidérer les choix qui nous ont menés à la situation actuelle. » Le ministre iranien a accusé la Suède d'avoir contribué à la détérioration des relations bilatérales. « Il fut un temps où les relations entre l'Iran et la Suède étaient florissantes (...) mais au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à un tournant regrettable », a-t-il déclaré, critiquant notamment la décision de Stockholm d'accorder la nationalité suédoise « à un criminel condamné après son jugement ».

Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité. En juin 2024, l'Iran a libéré deux ressortissants suédois dans le cadre d'un échange de prisonniers contre l'ancien responsable iranien Hamid Noury, condamné à la réclusion à perpétuité en Suède.

L'Iran a assuré samedi qu'un universitaire irano-suédois condamné à mort, Ahmadreza Jalali, bénéficiait de soins médicaux, après que la Suède a réclamé sa libération immédiate à la suite d'informations selon lesquelles il aurait eu une crise cardiaque.Dans un message publié sur X, sans citer nommément M. Jalali, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que « malgré la gravité des infractions commises par le condamné, celui-ci dispose, comme les autres détenus, d'un accès aux soins médicaux ». Arrêté en 2016, Ahmadreza Jalali a été condamné à mort l'année suivante pour espionnage, puis a obtenu la nationalité suédoise en détention. Vendredi, son épouse, Vida Mehrannia, a indiqué sur X qu'il avait eu une crise cardiaque à la prison d'Evine, à Téhéran. « Après...