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Dernières Infos - Guerre

Gaza : l'Autorité palestinienne appelle à faire cesser la « famine, crime humanitaire délibéré »


Une femme palestinienne récupère des bols au milieu de la destruction d'une école de l'UNRWA accueillant des personnes déplacées, suite à une frappe israélienne dans le camp de réfugiés de Bureij au centre de la bande de Gaza, le 7 mai 2025. Photo AFP / EYAD BABA

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a exhorté mercredi le monde à mettre fin au « crime humanitaire délibéré » que constitue la « famine » en cours selon lui à Gaza, où la population est exsangue après plus de deux mois de blocus total par Israël. « Cette famine n'est pas une catastrophe naturelle, c'est un crime humanitaire délibéré, et le silence est complice », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Ramallah, en appelant « à la conscience de l'humanité ». « Ne laissez pas les enfants de Gaza mourir de faim. Ne permettez pas que la nourriture et l'eau soient utilisées comme armes de guerre et de contrôle », a-t-il poursuivi.

Israël interdit depuis le 2 mars l'entrée de toute aide humanitaire dans le territoire palestinien. Le gouvernement israélien affirme qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza, et que le blocus vise à contraindre le Hamas à libérer les otages encore retenus dans le territoire palestinien depuis l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023. Depuis des semaines, des responsables de l'ONU et des ONG multiplient les avertissements sur un risque de famine dans la bande de Gaza.

Publié fin 2024, le rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) met en garde contre « une probabilité imminente et substantielle de famine » à Gaza. Cette étude, fruit du travail d'expertise d'ONG et d'agences de l'ONU spécialisées, avait estimé que quelque 345.000 Gazaouis seraient confrontés à la faim à un niveau « catastrophique » de novembre 2024 à avril 2025, soit 16% de la population. Or, depuis cette période, la situation s'est détériorée, selon les organisations d'aide sur le terrain.

Un nouveau rapport IPC est attendu dans les semaines à venir. Le Programme alimentaire mondial (PAM), un des principaux fournisseurs de nourriture dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, avait annoncé dès le 25 avril y avoir « épuisé tous ses stocks ». L'attaque perpétrée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. 

La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 52.653 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l'armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d'un soldat israélien tué lors d'une précédente guerre à Gaza, en 2014.



Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a exhorté mercredi le monde à mettre fin au « crime humanitaire délibéré » que constitue la « famine » en cours selon lui à Gaza, où la population est exsangue après plus de deux mois de blocus total par Israël. « Cette famine n'est pas une catastrophe naturelle, c'est un crime humanitaire délibéré, et le silence est complice », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Ramallah, en appelant « à la conscience de l'humanité ». « Ne laissez pas les enfants de Gaza mourir de faim. Ne permettez pas que la nourriture et l'eau soient utilisées comme armes de guerre et de contrôle », a-t-il poursuivi.Israël interdit depuis le 2 mars l'entrée de toute aide humanitaire dans le territoire palestinien. Le gouvernement israélien affirme qu'il n'y...