La Banque du Japon à Tokyo, le 23 janvier 2025. Photo Richard A. Brooks/AFP
Le négociateur japonais sur les droits de douane américains a déclaré samedi après de nouvelles discussions que seul un réexamen global des mesures tarifaires pourrait mener à un accord avec les États-Unis.
Proche allié de Washington et première source d'investissements étrangers aux États-Unis, le Japon est visé depuis début avril à l'instar d'autres pays par des taxes douanières américaines de 10%, mais aussi par des surtaxes de 25 % sur l'automobile et l'acier. Or l'automobile représente presque 30% des exportations japonaises à destination des États-Unis.
Le Japon est également menacé d'une surtaxe « réciproque » de 24% sur toutes ses exportations, en pause jusqu'à début juillet. Une taxe-plancher de 10% s'applique déjà. De retour au Japon, Ryosei Akazawa a déclaré à des journalistes que les deux parties avaient « progressé » dans leurs discussions, mais que Tokyo rejettait l'idée d'un accord partiel.
« Nous leur avons dit que les accords de douane dans leur ensemble étaient regrettables et avons insisté pour qu'ils soient revus », a affirmé le négociateur japonais, ministre de la Revitalisation économique. « Si cette demande n'est pas prise en compte dans un accord global, il n'y aucune chance pour que nous parvenions à nous entendre », a-t-il ajouté.
« Le Japon et les États-Unis restent loin l'un de l'autre et incapables pour l'heure de trouver un terrain d'entente », a également indiqué samedi le Premier ministre Shigeru Ishiba. Il a en outre jugé « regrettable » la décision de l'administration Trump d'imposer 25% de taxe sur l'importation de pièces automobiles, affirmant que son pays pousserait pour qu'elle soit réétudiée.



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