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Troisième réunion de la commission ministérielle chargée d'organiser le retour des déplacés syriens

Troisième réunion de la commission ministérielle chargée d'organiser le retour des déplacés syriens

Des secouristes aident un Syrien au poste-frontière de Masnaa, dans la vallée de la Békaa, le 12 octobre 2024. Photo Sami Boudra/Middle East Images via AFP

La commission ministérielle chargée du dossier des déplacés syriens, présidée par le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, a tenu jeudi sa troisième réunion destinée à poursuivre le processus de collecte d’informations sur le recensement des Syriens présents au Liban, ainsi que leur situation juridique, sociale et économique.

Les participants ont examiné le plan du retour de ces déplacés, dont la majorité avait fui le régime de Bachar el-Assad, renversé en décembre 2024. La situation sécuritaire en Syrie reste cependant loin d’être stable, Israël occupant toujours une zone tampon, et plusieurs vagues de violences ayant opposé les nouvelles forces de sécurité issues de la coalition islamiste ayant renversé le régime aux différentes minorités du pays. La dernière en date concerne les Druzes de Syrie, pris dans des affrontements survenus ces deux derniers jours, ayant fait des dizaines de morts.

Les membres de la commission ont aussi passé en revue les précédentes tentatives officielles de retour des déplacés en Syrie, ainsi que les difficultés qu’elles ont rencontrées, selon un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

Ils ont réaffirmé, devant les représentants des agences de l'ONU concernées, la nécessité de coordonner leurs actions avec le gouvernement libanais afin de contribuer à la mise en œuvre du plan, et rappelé la position officielle du Liban, opposée à toute forme de naturalisation des déplacés, tout en soulignant l’importance d’accélérer les négociations avec les autorités syriennes afin de faciliter ce retour.

La présence des déplacés syriens et son poids sur l’économie libanaise sont régulièrement pointés du doigt. Sur X, le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a estimé le coût de cette présence à plus de 1,7 milliard de dollars par an, sans citer la source de ce chiffre.

Partant de la position libanaise constante de rejet de toute forme de naturalisation, et de l’engagement du gouvernement libanais à œuvrer sérieusement et efficacement au retour des Syriens dans leur pays, la commission a poursuivi l’examen détaillé du plan visant à assurer un retour sûr et digne des déplacés syriens.


La commission ministérielle chargée du dossier des déplacés syriens, présidée par le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, a tenu jeudi sa troisième réunion destinée à poursuivre le processus de collecte d’informations sur le recensement des Syriens présents au Liban, ainsi que leur situation juridique, sociale et économique.Les participants ont examiné le plan du retour de ces déplacés, dont la majorité avait fui le régime de Bachar el-Assad, renversé en décembre 2024. La situation sécuritaire en Syrie reste cependant loin d’être stable, Israël occupant toujours une zone tampon, et plusieurs vagues de violences ayant opposé les nouvelles forces de sécurité issues de la coalition islamiste ayant renversé le régime aux différentes minorités du pays. La dernière en date concerne les Druzes...