Guzide Demir porte une photo de son fils Aziz qui a vraisemblablement rejoint les rangs du PKK, lors d'une manifestation contre le principal parti pro-kurde, accusé de recruter des enfants pour le compte du PKK, le 20 mars 2025 à Diyarbakir, en Turquie. REUTERS/Sertac Kayar
Cinq membres des Forces armées du Kurdistan irakien ont été blessés par deux attaques de drones successives en moins de 48 heures dans le nord de l'Irak, ont indiqué mardi les autorités de cette région autonome. Les autorités ont imputé à « un groupe terroriste » ces attaques distinctes, pas revendiquées dans l'immédiat et qui ont eu lieu dans cette région souvent le théâtre de heurts entre les forces turques et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit. « Un groupe terroriste a lancé deux attaques de drone distinctes hier (lundi) et ce matin (mardi) visant des bases de peshmergas », dans la province du nord de Duhok, a précisé le conseil de sécurité de la région du Kurdistan, faisant cinq blessés parmi les peshmergas.
Kamran Othman, qui travaille pour l'organisation américaine des équipes pour la paix (CPT) surveillant les opérations turques au Kurdistan irakien a confirmé les attaques, sans pouvoir identifier les auteurs. Il a précisé que les forces peshmergas installaient un nouvel avant-poste dans « une zone sensible » et qui a longtemps été un point disputé par le PKK et les forces turques.
Le 1er mars, le PKK a approuvé l'appel de son chef historique, Abdullah Öcalan, à cesser les hostilités avec la Turquie et à ouvrir les discussions en vue de sa dissolution, déclarant un cessez-le-feu. Classé comme terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux, l'organisation séparatiste du PKK avait décrété la lutte armée en 1984. L'Irak souffre directement des répercussions du conflit.
L'armée turque dispose de dizaines de bases au Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak. Tout comme elle lance régulièrement des opérations terrestres et aériennes contre le PKK, organisation kurde turque qui a installé ses bases arrières dans cette même région. Malgré le cessez-le-feu, les accrochages continuent dans plusieurs endroits du nord de l'Irak. Le conseil de sécurité du Kurdistan a accusé les auteurs de deux attaques de tenter de « faire obstacle au processus de paix et à la stabilité de la région ».


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