Des jeunes brandissent les drapeaux de l’opposition syrienne alors qu'ils manifestent pour la liberté, le 10 décembre 2024 devant la gare de Duisbourg, dans l'ouest de l’Allemagne, deux jours après la chute du dictateur Bachar el-Assad. Photo d'archives AFP/ Sasha Schuermann.
Un forum politique emblématique, réprimé par le précédent pouvoir de Bachar al-Assad, a repris ses activités mercredi à Damas, avec pour objectif d'oeuvrer pour la démocratie et les libertés dans la nouvelle Syrie dirigée par une coalition islamiste.
« Aujourd'hui, c'est la réouverture du Forum pour le dialogue démocratique, 24 ans après sa fermeture », a annoncé sa présidente, la juriste Joumana Seif. « Ce lieu a une symbolique particulière, c'est ici que l'opposition syrienne s'est unifiée (..) et que le printemps de Damas a été étouffé dans l'oeuf », a-t-elle poursuivi devant une salle comble. Elle a affirmé que ce Forum se voulait « un espace de liberté ». « La lutte se poursuit pour édifier la nouvelle Syrie démocratique dont nous rêvons », a ajouté cette juriste.
La Forum avait été fondé par son père, l'ancien député Riad Seif, dans son propre domicile, pendant l'éphémère « printemps de Damas » qui avait suivi l'accession de Bachar al-Assad à la présidence en 2000. Les autorités avaient arrêté de nombreux opposants quelques mois plus tard et fermé les centres d'opposition. L'ancien député avait été condamné à six ans de prison pour avoir osé tenir tête au régime.
La séance de mercredi était consacrée à « la paix civile et la justice transitoire », dans un pays qui sort d'une guerre de plus de 14 ans. « Le lancement du processus de justice transitionnelle en Syrie est extrêmement important », a souligné le chercheur Radwan Ziadeh au cours de la séance, affirmant que « le temps de l’impunité est révolu ».
Riad Seif avait quitté la Syrie en 2012, après le début de la guerre civile qui a éclaté dans le sillage d'un soulèvement populaire réprimé dans le sang par l'ex-président. Il n'y est retourné qu'après sa chute en décembre. Une coalition islamiste a pris le pouvoir et son chef, Ahmad al-Chareh, a été proclamé président pour une période transitoire de cinq ans.
« Toutes les mesures prises au cours des quatre derniers mois n'augurent pas de l'édification d'un état moderne et civil » et de la préservation « des libertés démocratiques », a déclaré à l'AFP Mounif Melhem, qui se trouvait parmi l'assistance. « Ce forum peut ouvrir la porte au dialogue pour unifier les Syriens autour d'un projet d'Etat moderne », a ajouté cet ancien prisonnier politique de 75 ans, qui avait participé aux activités du Forum en 2001.
Un forum politique emblématique, réprimé par le précédent pouvoir de Bachar al-Assad, a repris ses activités mercredi à Damas, avec pour objectif d'oeuvrer pour la démocratie et les libertés dans la nouvelle Syrie dirigée par une coalition islamiste.
« Aujourd'hui, c'est la réouverture du Forum pour le dialogue démocratique, 24 ans après sa fermeture », a annoncé sa présidente, la juriste Joumana Seif. « Ce lieu a une symbolique particulière, c'est ici que l'opposition syrienne s'est unifiée (..) et que le printemps de Damas a été étouffé dans l'oeuf », a-t-elle poursuivi devant une salle comble. Elle a affirmé que ce Forum se voulait « un espace de liberté ». « La lutte se poursuit pour édifier la nouvelle Syrie démocratique dont nous...


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