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Politique - 50 ans de la guerre civile au liban

Salam appelle à ne pas « revivre les souffrances du passé », à la veille de son départ pour la Syrie

Il est de « la responsabilité de l'État de traiter sérieusement et avec transparence les dossiers des disparus et des personnes enlevées », déclare le Premier ministre.

Salam appelle à ne pas « revivre les souffrances du passé », à la veille de son départ pour la Syrie

Le Premier ministre Nawaf Salam, au palais de Baabda, le 14 janvier 2025. Photo Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour

Le Premier ministre Nawaf Salam a déposé, dimanche, une gerbe au Monument des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, pour commémorer le 50e anniversaire du début de la guerre civile libanaise, appelant les Libanais à ne pas « revivre les souffrances du passé », selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) et plusieurs médias. Une minute de silence à midi a également été respectée, comme il l'avait demandé vendredi.

Nawaf Salam a aussi prononcé une brève allocution qu'il a partagée sur son compte sur le réseau social X, pour confirmer qu'il se rendra en Syrie lundi afin d'aborder notamment la question des Libanais disparus dans les geôles de l'ancien régime Assad.

« Cette commémoration nous a enseigné, et nous continuons à en tirer des leçons, que nous ne devons pas répéter les souffrances que nos peuples ont endurées », a notamment déclaré le chef du gouvernement depuis la place des Martyrs, « qui a toujours réuni les Libanais ».

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« Toutes les victoires étaient fausses, et toutes les parties sont sorties perdantes. Peu importe les divergences d'opinion sur les causes de la guerre, elles se rejoignent toutes sur la question de l'absence ou de l'incapacité de l'État. Il n'y a de véritable État que lorsque les forces armées légitimes détiennent le monopole (des armes). Appliquons intégralement les dispositions de l'accord de Taëf (signé le 22 octobre 1989, et qui avait mis fin à la guerre civile, Ndlr), rectifions ce qui a été mis en œuvre en contradiction avec son esprit et comblons ses lacunes », a lancé le chef du gouvernement. « Souvenons-nous ensemble pour construire ensemble. Faisons de ce cinquantième anniversaire un point de transformation... Regardons ensemble vers un Liban nouveau, digne des sacrifices de ses enfants. »

Ces propos s'alignent sur les déclarations qu'il avait faites vendredi lors du vernissage d'une exposition sur la guerre civile à la Bibliothèque nationale à Beyrouth. Samedi soir, le président Joseph Aoun a tenu un discours similaire retransmis dans les médias.

« Revenir avec de bonnes nouvelles »

Sur la question de son déplacement en Syrie, Nawaf Salam a assuré qu'il était « de la responsabilité de l'État de traiter sérieusement et avec transparence les dossiers des disparus et des personnes enlevées ». Cette question est revenue en force sur la table depuis la chute de Bachar el-Assad renversé le 8 décembre dernier par une coalition de rebelles islamistes. « J'espère revenir avec de bonnes nouvelles sur les disparus en Syrie et je vous en dirai plus sur ce sujet demain. », a encore déclaré Nawaf Salam.

Il a aussi déclaré qu'il était temps pour les Libanais de « construire » un État dans lequel ils auraient confiance, et a réitéré l'engagement de son gouvernement à réformer le pays, en commençant par la réforme de la loi sur le secret bancaire. « Certains ont profité du secret bancaire pour blanchir de l'argent, et l'importance de la réforme dans ce domaine réside dans sa contribution à la récupération des dépôts. »

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Kabalan pas convaincu

Alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah tient depuis plus de quatre mois, malgré des violations régulières, Nawaf Salam a estimé qu'Israël n'avait aucune raison légitime de rester positionné sur cinq points stratégiques au Liban-Sud sous prétexte de pouvoir surveiller et contrer les mouvements du Hezbollah. « Il n'est pas nécessaire qu'Israël reste dans ces positions, car nous sommes à l’ère des satellites, et tout le monde peut savoir ce qui se passe sur le terrain sans établir de points et occuper des territoires », a-t-il noté.

Les appels à rétablir le monopole de l'État, répétés par les deux têtes de l'exécutif à l'occasion du cinquantenaire de la guerre civile, n'ont pas convaincu le mufti jaafari Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah. 

« Il ne faut pas que le problème du pays soit réduit à la question de l'armement. C'est une erreur stratégique, et l'État libanais ne peut pas protéger le Liban avec ses seules capacités internes. Cela implique que l'armée et la résistance doivent être les bases nationales des pactes de sécurité nationale et de la formule défensive nécessaire pour le Liban », a déclaré le mufti, selon l'ANI.

« Parce que la guerre civile, avec toutes ses calamités et horreurs, a été et reste un jeu de nations, je dis au peuple libanais et à toutes les forces politiques et spirituelles : le moment est venu de « libaniser » les questions nationales, loin des pressions extérieures et des programmes d'américanisation qui ont atteint leur apogée à tous les niveaux, et qui sont en contradiction sévère avec tous les aspects de la souveraineté nationale », a-t-il soutenu.

Le cheikh n'a cependant pas contredit la position du chef du gouvernement concernant l'accord de Taëf : « En tant que musulmans et chrétiens, nous voulons vivre ensemble dans la paix, la sécurité et la sûreté... Il doit y avoir un système complet de citoyenneté pour traiter les problèmes publics de ce pays, et le développement ne se fait certainement pas en appuyant sur un bouton, mais il doit commencer maintenant, et l'Accord de Taëf est adapté à ce développement. »

L'Accord de Taëf a mis fin à la guerre civile libanaise en réorganisant le système politique pour équilibrer le pouvoir entre les groupes religieux. Par cet accord, la présidence au Liban est restée pour un Maronite, le poste de Premier ministre pour un Sunnite, et celui de président du Parlement pour un Chiite. L'accord prévoyait le retrait des troupes syriennes, une armée nationale forte, et le désarmement des milices. Bien qu'il ait mis fin à la guerre, l'accord est critiqué pour avoir renforcé le système sectaire du Liban.

Le Premier ministre Nawaf Salam a déposé, dimanche, une gerbe au Monument des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, pour commémorer le 50e anniversaire du début de la guerre civile libanaise, appelant les Libanais à ne pas « revivre les souffrances du passé », selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) et plusieurs médias. Une minute de silence à midi a également été respectée, comme il l'avait demandé vendredi.Nawaf Salam a aussi prononcé une brève allocution qu'il a partagée sur son compte sur le réseau social X, pour confirmer qu'il se rendra en Syrie lundi afin d'aborder notamment la question des Libanais disparus dans les geôles de l'ancien régime Assad. « Cette commémoration nous a enseigné, et nous continuons à en tirer des leçons, que nous ne devons pas répéter les souffrances que...
commentaires (5)

Ce KABALAN … nous voyons bien son jeu… il va exiger « la laïcité totale » ce qui est un GROS FOUTAGE DE GUEULE «  venant de la part d’un religieux. A l’ère des CHIAA CHIAA… A un moment où ils sont MAJORITAIRES numériquement… Au moment où les ISLAMISTES nous entourent . Nous serons ramenés à l’état second de chrétiens comme le sont les coptes en Egypte. Pays où une construction d’EGLISE est INTERDITE SI UNE MOSQUÉE n’est pas construite, non loin de l’église. Est-ce cela que les libanais,chrétiens cherchent ? . Alors que le système actuel PROTÈGE LA PRÉSENCE LIBRE des chrétiens libanais.

LE FRANCOPHONE

23 h 59, le 13 avril 2025

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Commentaires (5)

  • Ce KABALAN … nous voyons bien son jeu… il va exiger « la laïcité totale » ce qui est un GROS FOUTAGE DE GUEULE «  venant de la part d’un religieux. A l’ère des CHIAA CHIAA… A un moment où ils sont MAJORITAIRES numériquement… Au moment où les ISLAMISTES nous entourent . Nous serons ramenés à l’état second de chrétiens comme le sont les coptes en Egypte. Pays où une construction d’EGLISE est INTERDITE SI UNE MOSQUÉE n’est pas construite, non loin de l’église. Est-ce cela que les libanais,chrétiens cherchent ? . Alors que le système actuel PROTÈGE LA PRÉSENCE LIBRE des chrétiens libanais.

    LE FRANCOPHONE

    23 h 59, le 13 avril 2025

  • Monsieur Kabalan, votre soi-disant résistance a ruiné déjà trop de personnes et elle a détruit plusieurs régions du Liban. Prenez vos troupes et aller rejoindre l’Iran qui a besoin d’aide. Nous ne faisons confiance qu’à l’armée libanaise À qui nous apportons Notre soutien inconditionnel.

    Saliba Patricia

    21 h 20, le 13 avril 2025

  • Avec M. Salam, je dirais au sujet de nos guerres civiles : "plus jamais ca".

    Michel Trad

    18 h 17, le 13 avril 2025

  • "le moment est venu de « libaniser » les questions nationales". C'est maintenant que le "LIBAN" est sur vos levres bandes de traitres. Ou etiez-vous jusqu'a recemment? Votre faquih n'a meme pas ose lever le petit doigt.

    sancrainte

    17 h 27, le 13 avril 2025

  • Il parle d'américanisation, mais moi, pour le moment je n'ai vue qu'une Iranisation et des pires... toujours accuser les autres de ce qu'ils nous font eux meme subir, quelle toupet!!

    Aboumatta

    16 h 08, le 13 avril 2025

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