Un colporteur pousse une charrette le long de la rue Abou al-Foz, principalement habitée par des réfugiés syriens et palestiniens, dans le camp palestinien de Beddaoui, à la périphérie de Tripoli, au Liban-Nord, le 23 avril 2020. Photo : AFP
L’armée libanaise a entamé jeudi la fermeture progressive des entrées non officielles du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, situé en périphérie de Tripoli, au Liban-Nord.
Une première entrée avait déjà été fermée, rapporte notre correspondant dans la région, Michel Hallak, tandis que les 22 autres devraient l’être dans les prochains jours. Cette décision, prise il y a plus de deux ans, avait été reportée en raison du contexte local et régional depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.
La mesure a été adoptée en coordination avec l’ambassade de Palestine à Beyrouth, qui a confirmé son soutien. Les factions palestiniennes et les comités populaires du Nord ont également validé cette démarche, qu’ils présentent comme concertée et non hostile. Elle fait suite à une série d’affrontements entre des habitants du camp et le voisinage, ce qui a conduit à accélérer la mise en œuvre.
Les factions ont été informées il y a une semaine des premières entrées concernées, notamment celles du quartier Khalil al-Rahman : l’accès menant au Front de libération arabe, une colline de terre proche de l’immeuble Ayyash, et l’entrée près du magasin Mahmoud Qais à côté de l’immeuble Orfali.
En vertu d'un accord de longue date, l'armée ne se déploie pas dans les camps palestiniens où la sécurité est assurée par des factions palestiniennes. Cependant, elle contrôle les entrées et sorties de ces camps.


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