Le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, lors de la réception d"un don de fournitures médicales pour dialyse, offert par l'OMS. Photo ANI
Le ministère de la Santé a reçu jeudi un don de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), financé par l’Irlande et les Nations unies, destiné à couvrir 24 000 séances de dialyse, soit quatre mois de traitement pour environ 500 patients souffrant d’insuffisance rénale. Ces séances seront réparties dans 19 hôpitaux publics équipés de centres de dialyse.
Lors d’une conférence de presse au siège du ministère, en présence du représentant de l’OMS au Liban, Abdel Nasser Abou Bakr, et des directeurs des hôpitaux publics, le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, a exprimé ses remerciements envers l’OMS, l’Irlande et le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies pour leur soutien, a rapporté l’Agence nationale de l’information (ANI, officielle).
« Ce soutien généreux contribuera à alléger le fardeau des patients et de leurs familles », a déclaré le ministre, soulignant l'importance de cette aide pour « les patients vulnérables souffrant d'insuffisance rénale chronique, nécessitant un traitement régulier ». M. Nassereddine a également réaffirmé l'engagement de son ministère à «fournir tout le soutien nécessaire à ces patients et travailler sans relâche pour assurer la durabilité de leur traitement et couvrir intégralement leurs besoins de santé. »
Le ministre a aussi évoqué le rôle crucial des hôpitaux publics dans la prise en charge des patients et la fourniture de services de santé essentiels, malgré les nombreux défis auxquels le secteur de la santé est confronté.
Le secteur de la santé au Liban souffre de nombreuses inégalités exacerbées par les crises économiques. Il manque des mécanismes et des politiques nécessaires pour garantir l’accès aux soins et aux services publics de base. Selon les dernières statistiques officielles, environ 44 % de la population ne dispose d’aucune forme d’assurance maladie.
De son côté, le représentant de l'OMS au Liban, Abdel Nasser Abou Bakr, a souligné « l'engagement de l'organisation à soutenir le système de santé libanais pendant cette période difficile », en particulier « en garantissant l'accès aux services pour les groupes vulnérables souffrant de maladies chroniques qui ne doivent pas être négligés en période de crise ». Il a ajouté que « l'OMS continuera à travailler pour renforcer le système de santé et ses infrastructures ».


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