Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Affaire Optimum : prochaine audience le 29 juin


Affaire Optimum : prochaine audience le 29 juin

L'ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé. Photo d'archives AFP.

Le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a fixé au 29 juin une nouvelle audience pour l’examen du dossier de poursuites engagées par l’ancienne chef du parquet d’appel Ghada Aoun, avant son départ à la retraite le 1er mars 2025, contre la société de courtage Optimum Invest et l’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ainsi que contre plusieurs banques et leurs présidents.

L’enjeu est un montant de 8 milliards de dollars détournés dans le sillage de transactions entre la banque centrale et la société Optimum Invest alors que M. Salamé et la société de courtage ont toujours démenti avoir commis des malversations. 

Lors de l'audience prévue jeudi, seuls étaient présents les avocats des parties convoquées, Riad Salamé, l'ancien gouverneur par intérim Wassim Manssouri et les présidents des trois banques concernées (Audi, Mawared et Misr Liban). L’avocat de M. Manssouri a soulevé des exceptions de procédure, tandis que les autres conseils, ainsi que l'avocat de la société Optimum, ont demandé un délai pour en présenter à leur tour. La prochaine audience a été fixée au 29 juin. 

C’est notamment un rapport juricomptable établi en 2023 par le cabinet international Alvarez et Marsal sur les comptes de la BDL, qui avait poussé la juge Aoun à mener des investigations. Selon ce rapport, de nombreuses irrégularités dans la gestion financière de la banque centrale auraient été commises entre 2015 et 2019. La magistrate avait mentionné des transferts de fonds provenant du « compte de consultations » dans la BDL vers des comptes ouverts auprès de banques commerciales, et dont l’identité du ou des bénéficiaire(s) n’a pu être connue en raison du refus de la Banque du Liban de divulguer des noms. Ces fonds seraient le fruit de la vente de bons du Trésor par la BDL à la société de courtage, que celle-ci rachetait dans un court délai à des prix majorés.

En engageant ses poursuites, l’ancienne chef du parquet d’appel s’était basée notamment sur des articles du Code pénal relatifs à la corruption et au détournement de fonds, ainsi que sur la loi sur l’enrichissement illicite.

Le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a fixé au 29 juin une nouvelle audience pour l’examen du dossier de poursuites engagées par l’ancienne chef du parquet d’appel Ghada Aoun, avant son départ à la retraite le 1er mars 2025, contre la société de courtage Optimum Invest et l’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ainsi que contre plusieurs banques et leurs présidents.L’enjeu est un montant de 8 milliards de dollars détournés dans le sillage de transactions entre la banque centrale et la société Optimum Invest alors que M. Salamé et la société de courtage ont toujours démenti avoir commis des malversations. Lors de l'audience prévue jeudi, seuls étaient présents les avocats des parties convoquées, Riad Salamé, l'ancien gouverneur par intérim Wassim...